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Drums #1-4

mercredi 1er octobre 2014, par Mathieu Doublet

(Image Comics / El Torres / Abe Hernando & Kwaichang Craneo)


Quand Martin Irons prend sa voiture pour atteindre Santa Rosa, il n’est pas ravi de sa position et on peut le comprendre : non seulement son partenaire est loin derrière mais en plus, il tombe des cordes dans des proportions bibliques ce qui fait que tout est complètement bloqué. Reste à savoir pourquoi le sheriff local a besoin des fédéraux. Il a dû se passer quelque chose de pas joli-joli qui dépasse les conditions climatiques aussi extrêmes soient-elles. Et paf, dans le mille, il s’agit de beaucoup de morts. Comme si un rituel satanique avait mal tourné. C’est la première explication pour l’agent du FBI qui comprend ce qui s’est passé en retrouvant des poulets égorgés et autres gris-gris. Le souci, c’est qu’il est contacté par une morte dans le bureau du légiste. Genre "fais moi un gros bisou plein de sang, mon coco". Peut-être que tout cela n’est qu’une hallucination passagère après l’absorption involontaire d’un produit stupéfiant sur la scène du crime ? Peut-être est-ce plus sérieux que ça ? Peut-être l’agent Irons devra-t-il mettre un peu d’eau dans son pragmatisme scientifique ?

Ce comics a été pris sur Comixology suite à une promo faite par Image Comics. Je ne connais ni le scénariste El Torres (qui n’en est pourtant pas à son coup d’essai : Amigo Comics, La Huella de Lorca, The Suicide Forest, Nancy in Hell, The Veil, Eclipse of The Undead, ...), ni l’artiste Abe Hernando (dont je ne retrouve aucune trace sur le Net mis à part pour Drums).

Ce qui m’a bien plu :
- l’ambiance bien glauquasse, soulignée par la pluie incessante et handicapante pour un enquête fluide. Toute la ville est plongée dans une pénombre continue et les personnages perdent véritablement de leur superbe quand ils sont trempés. Les coups de tonnerre sont comme des coups de théâtre, mais plus rythmant que réellement changeant le déroulement de l’histoire. Bien sûr dans un cadre pareil, la présence de morts-vivants prend une belle allure apocalyptique.
- les personnages : classiques mais bien campés. Le héros a bien entendu un petit côté particulier (qui fait que c’est lui le héros) et on se prend à essayer de le comprendre et les indices disséminés par El Torres nous permettent d’avoir plusieurs possibilités. De quoi pencher aussi bien pour une approche scientifique qu’une approche surnaturelle.
- la durée : 4 numéros et basta, l’intrigue est ficelée. Pas de fin ouverte (ou quasiment pas), on sait ce qui arrive aux différents protagonistes et on n’est pas en manque par rapport à tel ou tel point d’intrigue (le dernier numéro a une grande partie destinée à l’explication du mystère).

Ce qui peut vous freiner :
- les dessins. Bon, je ne vais pas vous mentir, ça n’est pas hideux loin de là. Mais ça n’est pas non plus très plaisant à l’oeil. Surtout en ce qui concerne les personnages féminins jeunes, comme si le dessinateur n’était pas capable de dessiner une belle femme. Ceci étant le traitement choisi pour l’un des personnages féminin est peut-être mûrement choisi même s’il surprend. En fait, le personnage en question est d’une importance capitale pour l’intrigue. Bah, j’en ai déjà trop dit.

Au final :
- Drums est une mini-série sympathique, un travail bien fait aussi bien concernant l’histoire que le dessin. Ceci étant, il n’y a pas beaucoup de prises de risques dans les deux domaines non plus, et cela reste une lecture très très classique. Un exercice de style en quelque sorte qui n’aurait pas osé sortir des sentiers battus même si la toute fin choisit un chemin ouvertement surnaturel, peut-être un peu facile. Une lecture plaisante donc mais pas exceptionnelle.

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