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Imagine Agents #1-4

samedi 5 avril 2014, par Mathieu Doublet

(BOOM ! Studios / Brian Joines / Bachan)


Les enfants ont parfois des amis imaginaires qu’ils sont les seuls à voir et avec qui ils interagissent. L’ami imaginaire n’est qu’un moment fugace dans la vie de l’enfant et il arrive souvent qu’à l’âge de 8 ans, au moment même de souffler ses bougies, l’ami disparaisse. Enfin disparaître, c’est un bien grand mot car ces créatures continuent d’exister et elles peuvent parfois se révéler farceuses voire dévastatrices. Voilà pourquoi les agents d’I.M.A.G.I.N.E. sont là : contrôler les créatures magiques, les intercepter et leur proposer une existence moins aigre quand cela est possible.

Brian Joines, co-scénariste sur deux numéros de Noble Causes et actuellement scénariste de Krampus (publié chez Image), nous propose une mini-série assez efficace qui se tient en quatre numéros. Il met en scène un duo d’agents digne de n’importe quel buddy-movie avec l’agent expérimenté à qui tout sourit et le maladroit qui tente de bien faire mais se retrouve souvent dans des ennuis bien plus profonds après son intervention. Ils vont se retrouver face au classique ennemi qui grossit et possède déjà un sacré passif. Toute une galerie de personnages gravite autour d’eux dont une femme, son fils et son ami imaginaire, Furdlegurr. Et finalement, ça se lit vraiment très bien. Les liaisons entre personnages sont bien trouvées et tout est fait pour se concentrer sur un dernier numéro culminant où les bons sentiments arriveront à battre le grand méchant. Du comic-book pour tout public donc avec des monstres sympas ou pas et des humains qui ont un potentiel comique prononcé (on a même droit au chef de service agréable comme une porte de prison). Pourtant Imagine Agents ne m’a pas autant plu que Herobear & The Kid ou The Stuff of Legend auxquels on pourrait les apparenter pour le côté "monstres imaginaires" et jeunesse. En fait, la série de Joines serait plus proche d’un Lions, Tigers & Bears, très agréable, sans temps mort, mais avec trop de passages connus pour sortir du lot.

Et graphiquement, avec Bachan, on a droit à vraiment du très bon contenu. Les humains ont suffisamment de réalisme pour voir qu’on n’est pas dans du "gros nez" et suffisamment de plasticité pour comprendre qu’on peut quand même blaguer et qu’on va le faire. Forcément, certaines scènes aux cadrages ou perspectives exagérés y prendront tout leur sel. Les monstres quand à eux sont aussi très bien conçus, avec plus de soin pour Furdlegurr, Dapple et Blounder qui sont les principaux monstres du récit. Ceci étant, quelques autres ne sont pas piqués des vers et l’artiste s’est amusé à en créer une bonne variété.

Vous l’aurez compris, Imagine Agents est une mini-série de qualité quant à la réalisation et à la construction mais qui pêche un peu par un manque de personnalité.

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