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The Sixth Gun : Sons of the Gun #1-5

jeudi 27 février 2014, par Mathieu Doublet

(Oni Press / Cullen Bunn & Brian Hurtt / Brian Churilla)


Oliander Hume est le général qui a mené ses troupes à un véritable massacre, guidé par son pistolet maudit. Il a été récupéré par les prêtres de l’épée d’Abraham après la traîtrise de Drake Sinclair. mais ses acolytes sont toujours là et chacun d’entre eux possède toujours les cinq autres flingues surnaturels. Si certains vont vouloir retrouver une vie normale après cette guerre affreuse qui les a changé à jamais, d’autres comprennent que leur sort est déjà joué et que, malgré leurs volontés, rien ne pourra vraiment changé. A moins, comme le pense Bill Sumter qui possède le flingue tirant comme un canon, qu’une source miraculeuse pourra le laver de tout ses pêchés.

Série parallèle se déroulant avant la série mère, Sons of the Gun met en scène des méchants véritablement méchants mais qui cherchent d’une manière ou d’une autre à reprendre une vie si ce n’est normale, au moins tranquille, histoire d’essayer d’oublier les crimes qu’ils ont commis au nom d’un camp et d’un pays. Chacun va avoir sa manière de faire : trouver de quoi se laver, trouver l’amour quand on est un monstre, essayer de réparer le mal par le bien, retrouver les siens perdus depuis longtemps. Mais les flingues, tous dotés d’une identité propre, ne vont pas les laisser faire. Cullen Bunn et Brian Hurtt (qui laisse ses plumes pour co-écrire l’aventure) manient le thème de la rédemption à la perfection, jouant sur le drame de la destinée des personnages qu’on aimerait voir trouver le salut. Chacun sera développé à sa juste valeur et prendra une épaisseur qui dépasse celle des quatre cavaliers de l’Apocalypse comme on pouvait se les représenter. Chaque histoire est unique même si les conclusions sont assez proches. De quoi culminer jusqu’à un dernier numéro qui leur permettra de se rassembler. Un quasi sans-faute pour cette mini-série. J’ai trouvé un peu dommage pourtant que la conclusion ne soit pas explicitement liée à l’histoire de Will Arcene (celui dont le flingue souffle les flammes de la Perdition). En effet, cela aurait permis de donner un côté plus carré au surnaturel qui apparaîtra dans ces pages, un peu comme dans The Sixth Gun en quelque sorte.

Aux pinceaux, on ne retrouve par Tyler Crook qui est pourtant le dessinateur servant habituellement de fill-in sur la série régulière mais Brian Churilla (The Anchor, The Engineer, PopGun, Rex Mundi, We Kill Monsters ou encore The Secret History of D.B. Cooper qu’il scénarise également). J’écrivais dans la chronique de We Kill Monsters que je trouvais des ressemblances dans le style de Churilla et celui de Hurtt). Et sur les toutes premières pages de la mini-série, c’est effectivement le cas. Par la suite, on voit que Churilla n’est pas qu’une copie conforme. Il a un style propre qui s’exprime nettement plus quand les personnages sont pris en gros plan ou plus proches du lecteur. Les choix de Churilla pour représenter l’histoire sont clairs et le dessinateur n’a clairement pas besoin d’effets de mise en page inhabituelle pour susciter l’action ou l’émotion.

Au final, Sons of the Gun remplit complètement son rôle de mini-série annexe. Les lecteurs qui aiment The Sixth Gun mais qui veulent se limiter à celle-ci ne seront pas lésés s’ils ne lisent pas ces cinq numéros. Et ceux qui veulent en savent plus en auront aussi pour leur argent, les hommes du général Hume ayant une destinée peu enviable mais intéressante à lire, ce qui ajoute un peu de matière à leur présence dans la série régulière.

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