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Lil’ Vampirella #1 et Lil’ Red Sonja #1

mardi 25 février 2014, par Mathieu Doublet

Les Lil’ quelque chose sont une opération de l’éditeur Dynamite qui produit une série de one-shots sur ses franchises avec des héros en SD (super-deformed). L’opération contient les deux comics dont je vais vous parler mais aussi l’adaptation de Battlestar Galactica (première version), de L’homme qui valait 3 milliards (en compagnie de Super-Jaimie sous le nom de Bionic Kids) et Evil Ernie (qui pour le coup perd son "Evil"). Le traitement en question a été popularisé entre autres par Art Balthazar et Franco avec Tiny Titans ou encore Itty Bitty Hellboy.

Concernant les histoires, ce sont des classiques pour les deux héroïnes.


Lil’ Vampirella #1

(Dynamite / Brandon & Orion Jerwa / Agnes Garbowska)

Vampirella est une petite fille (une ado ?) qui porte presque le même costume (c’est un une-pièce entier, aucune échancrure aux bons endroits) et qui se retrouve dans la ville de Stoker dans le Maine. Pas facile de s’intégrer avec la mentalité des jeunes américains qui montrent du doigt tous ceux qui ne sont pas comme eux. Mais Vampirella va avoir un étrange pressentiment qui va se révéler correct : tous les gens qu’elle croise se transforme en horribles monstres.

Brandon Jerwa est le scénariste du titre en ce moment et son adaptation SD est plutôt bien fichue, finalement assez drôle (avec du recul sur les récits horrifiques en général) et reprend les personnages réguliers de la série. En 20 pages (2 pages sont consacrées à des petits jeux pour se détendre), il réussit en compagnie de son co-scénariste de fils à raconter une histoire très agréable. En bonus, les bas de pages sont consacrées à Pantha qui va rester pendant tout ces strips humoristiques sous sa forme de chat. Là encore, c’est léger, c’est surtout des gags de chat et Pantha, dans l’histoire, n’est finalement qu’un prétexte même si deux ou trois strips se servent de ses origines.

Aux dessins, on peut voir le travail d’Agnes Garbowska. J’étais un peu perplexe en voyant ses couvertures et puis finalement, au sein de la BD, cela tourne vraiment bien. On est dans un graphisme très japonais, les personnages ressemblent beaucoup à ceux de Super Monkey Ball mais la mise en scène est claire et efficace. Le dessin est très régulier ce qui fait plaisir à voir dans ce genre graphique de "manga à l’américaine".

En conclusion, c’est plutôt réussi et rafraîchissant pour Vampirella. Enfin un numéro de la Drakuléenne que l’on peut mettre entre toutes les mains, vraiment toutes.


Lil’ Red Sonja #1

(Dynamite / Jim Zub / Joel Carroll)

Pour Red Sonja, on va aller dans le véritablement plus classique. L’héroïne est comme Vampirella plus habillée que d’habitude puisque son maillot de bain en cotte de mailles est accompagné de capuchon et autres tuniques de tissu. Sonja arrive dans un village où les habitants sont désespérés. Leur tristesse vient de plusieurs vols perpétrés chez eux : certains déplorent la perte de légumes, d’autres celle de leurs enfants mais tous sont tristes comme les pierres. Après une très brève enquête, Sonja comprend que le voleur aime les choses rouges et étant une rousse elle-même, elle va monter un piège à l’affreux voleur.

En voyant Jim Zub aux commandes, j’étais plus agréablement surpris, sachant que Skullkickers est une série d’heroic fantasy humoristique réussie. Au final, j’ai été déçu parce que je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus drôle. Au final, c’est un récit tout public qui est bien sûr drôle et énergique mais pas autant que je l’espérais. Il n’en reste pas moins que l’histoire se déroule sans souci avec des personnages caricaturaux qui en prennent pour leur grade et des scènes un peu beurkus pour faire plaisir aux enfants.

Joel Carroll dessine ce numéro et même si on est toujours dans ce cadre de mini-personnage, le dessinateur se rapproche plus d’une école d’animation américaine moderne (pensez Powerpuff Girls) que d’une apparenté japonaise. La mise en page est trop classique avec son gaufrier de six pages, ce qui destine Lil’ Red Sonja aux plus jeunes lecteurs.
La double page "jeux" créée par Roger Langridge forme un jeu de l’oie assez amusant et bien en adéquation avec le sujet.

En conclusion, là encore, c’est de la BD jeunesse classique et réussie mais les lecteurs les plus âgés oublieront bien vite cette lecture.

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