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Burn the Orphanage #1-2

mercredi 15 janvier 2014, par Mathieu Doublet

(Image Comics / Sina Grace & Daniel Freedman / Sina Grace)

Rock, c’est un blond costaud, en T-shirt blanc avec une clé autour du cou, un jean, un bandeau sur la tête et
des bandes de tissu autour des mains. Bref, c’est un battant et cela dès sa plus jeune enfance. Il faut qu’orphelin,
il a assisté à l’incendie de ce qui appelait sa maison et à la mort de ceux qu’il appelait sa famille. De quoi en avoir gros
sur la patate et maintenant que Rock est prêt à en découdre, il va jouer des poings afin de découvrir qui a fait le coup, qui a
détruit sa vie.

C’est primaire comme scénario ? Normal. Dès la couverture, on se dit que Rock est familier. Si la première association que j’ai faite
était celle avec Ken, le combattant de Street Fighter, le scénario rappelle plus des jeux vidéos comme Double Dragon, Renegade, Kung Fu Master,
j’en passe et des meilleurs. Et les auteurs ne s’en cachent absolument pas : Burn The Orphanage est comme un beat’em all 8-bit couché sur papier.
Bon 8-bit, ça se discute, on est plus proches des bornes d’arcades de la grande époque. On va donc se retrouver avec notre héros qui aura la chance
de faire équipe avec deux co-équipiers (ce qui peut rappeler Final Fight - même si on ne joue pas les trois personnages à la fois) et un méchant boss
à éclater après avoir latté tous ses adversaires le long des niveaux. Concept oblige, les auteurs ont la très bonne idée, d’aller droit au but et d’envoyer
leur héros face au boss dès la fin du premier numéro. On est là pour s’éclater, pour aller droit à l’essentiel et pas pour faire 3 recueils de 6 numéros.
C’est fort appréciable et à contre-courant d’à peu près tout ce qui se fait ces temps-ci. Et c’est donc très bien fait, on retrouve Sina Grace le dessinateur de
Lil’ Depressed Boy et Daniel Freedman qu’on a pu rencontré en compagnie de Tomm Coker sur Undying Love. Autant dire que les auteurs font le grand
écart entre leurs productions précédentes et ce Burn The Orphanage.

La seconde surprise c’est de voir Grace en train de faire du récit de combat. Loin de l’ambiance très tranquille de Lil’ Depressed Boy, Burn The Orphanage fait la
part belle aux machines plein de muscles et aux jolies pépées (attention, scène chaude dans le deuxième épisode). J’ai vraiment apprécié voir toute un autre côté de
son art. Certes, on retrouve son style par moment, sur certaines cases, quand on est dans les seconds plans ou quand l’action prend le pas et que le style devient plus
sec. Ceci étant, Grace fait preuve de plus de finesse et de précisions, concernant le personnage de Bear par exemple, ou la scène flash-backs où les deux compères vivent
leur enfance. C’est vraiment du très bon, ça fait parfois penser à du Cliff Chiang bien amalgamé dans un style propre.

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé Burn the Orphanage pour le récit d’action sans prise de tête et aux références multiples (jeux vidéos mais aussi dessins animés, le numéro
2 ayant un goût bizarre de Chevaliers du Zodiaque). Il ne reste plus qu’à attendre le troisième et dernier numéro qui devrait arriver aux alentours du mois de mars.