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Vampirella vs Fluffly / Vampirella : Nublood

mardi 7 janvier 2014, par Mathieu Doublet

(Dynamite / Mark Rahner / Cezar Razek)

Lu en numérique.


Vampirella vs Fluffy, the Vampire Killer

Vampirella prend le costume de Ms Ella Normandy, professeur au lycée de Shiny Hill que fréquente la jeune Fluffy, chasseuse de vampires. Les deux jeunes femmes sont sur place car des couples sont horriblement mutilés - mais pas assassinés - par des créatures semble-t-il démoniaques. Alors que le lycée est placé sur un lieu occulte, que le principal vient de changer alors que le précédent vient de se faire bouffer et que le gouverneur de l’Etat a déclaré le début de la semaine d’abstinence, que peut-il arriver de pire ? Que les héroïnes se battent sur un malentendu ?

Vampirella : Nublood

Vampirella est serveuse dans un bar de Louisiane, dans la petite ville de Mal Navet. Elle sait que des créatures surnaturelles y traînent et que le bar a toujours besoin de nouvelles serveuses. C’est aussi là qu’est testé pour la première fois le NuBlood, une boisson de sang de synthèse produit à l’échelle industrielle. Vampirella y voit une véritable merveille, capable d’étancher sa propre soif mais aussi celle de tous les vampires qu’elle pourchasse. Si le produit est aussi efficace qu’on le dit, la Drakuléenne y voit une simplification radicale de son travail.

Je ne sais absolument ce qui est passé par la tête des gens de chez Dynamite pour publier quasiment coup sur coup deux récits parodiques de Vampirella alors que la série trempe dans un bain des années 90 où on rigole absolument pas. Mark Rahner a dû être sacrément percutant dans son argumentaire pour placer ces versions alternatives de Buffy et True Blood. Il tisse donc deux histoires fort classiques sans beaucoup de rebondissements si ce n’est que les personnages des séries télévisées sont proprement massacrés. Si Fluffy contient en plus une charge contre le puritanisme, NuBlood n’a pas vraiment de valeur ajoutée à moins de ne pas supporter la série originelle. Du coup, les récits s’adressent soit à des lecteurs ultra-fans supportant la critique ou à ceux qui veulent voir partir le fruit de leur haine en petits morceaux. Parce que les scénarios ne sont pas renversants. NuBlood joue la carte de la comédie jusqu’à la chute plus ou moins étonnante (reste à savoir s’il ne s’agit pas d’un élément de la série télé de départ). Vampirella vs Fluffy est mieux construit mais ne joue pas la carte de la provocation jusqu’au bout ce qui est fort dommage. Pourquoi montrer le cadeau de Vampirella aux élèves de Shiny Hill High en contre-champ ? On a l’impression que l’éditeur (ou l’auteur) n’a pas eu le cran nécessaire pour aller jusqu’au bout du concept, ce qui aurait pu apporter en plus un message de santé publique.

C’est Cezar Razek qui illustre les deux récits. On est dans le plus pur style Dynamite, années 90 avec en plus une relative ressemblance entre les acteurs des séries TV et les personnages que l’on peut voir sur papier. Peu importe finalement la ressemblance, les prénoms écorchés suffisent pour qu’on comprenne qui est qui. La mise en scène n’est pas trop mal fichu, c’est assez clair et les bastons ont le bon goût de ne pas durer trop longtemps ce qui permet d’avoir dans chacun des numéros une aventure complète.

A choisir Fluffy est meilleur que NuBlood mais il aurait été plus drôle soit d’avoir des scénarios tenant vraiment la route ou un graphisme nettement plus cartoon jouant la carte de la parodie à fond.

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