Onirique Comics 7.1

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Batula

mercredi 13 novembre 2013, par Mathieu Doublet

(Image Comics / Steven T. Seagle / Marco Cinello)

Livingston fait partie d’un ensemble de chauve-souris fructivore. Mais Livingstn est une chauve-souris comme les autres,
ce n’est ni celle qui raconte les meilleures blagues, ni celle qui se pend le mieux la tête à l’envers. Comment faire alors
pour sortir du lot et se faire apprécier de la belle Drina ? Simple ! Il suffit d’aller dans le territoire interdit des humains
afin de se distinguer. Et ça ne loupe pas : en libérant une chauve-souris vampire et en se faisant mordre, Livingstone va effectivement
sortir du lot. Mais est-ce une bonne chose ?

Il y a deux ans, le duo Seagle / Cinello (Soul Kiss pour les lecteurs adultes) sortait pour Halloween un album jeunesse appelé Frankie Stein.
L’année suivante, les deux auteurs récidivent toujours dans le domaine de l’album jeunesse avec Batula. Bien entendu, on ne peut que se rendre compte que
chaque année, c’est un monstre différent et emblématique qui est mis en scène. Heureusement, le scénariste réussit à donner une touche originale et tout à fait
adaptée aux jeunes lecteurs pour envisager les monstres célébrés par la Universal (entre autres). Si Frankie Stein était un jeune garçon qui ne connaissait pas le
domaine de la peur, Batula va devoir combattre deux choses : l’indifférence et la différence. De quoi être un peu sceptique quant à la morale du bouquin. Car si Livingston
aura une période difficile pendant sa différence, il s’en sort tout de même très bien, prenant l’apparence d’un super-héros. Heureusement, la dernière page véhicule un
message bien plus positif sur l’acceptation de soi. Autre particularité : si le personnage prendra l’identité de Batula, c’est aussi en référence à un certain justicier de la nuit.

Aux dessins, Cinello excelle. Les animaux sont superbement conçus et cela n’est pas très étonnant vu que l’artiste travaille dans l’animation depuis un
petit moment. J’ai trouvé que Batula était meilleur que Frankie Stein dans son rapport texte / image car il y a beaucoup moins de répétitions entre les deux domaines.
Il faut encore que l’image apporte plus d’informations à elle seule, mais le duo est sur la bonne voie en matière d’album illustré. On pourra trouver dommage que le dessinateur
se contente de splash-pages et à aucun moment de ce qui pourrait s’apparenter à de la bande dessinée (la scène d’entraînement entre Livingston et son amie est d’ailleurs peu réussie).

Du coup, la conclusion est trop rapide et laisse rêver sur ce que Batula aurait pu être si les auteurs avaient choisi l’option bande dessinée tout public plutôt que celle de l’album
illustré. Peut-être que le prochain opus sera le bon ce qui n’est pas le cas pour cette année.


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