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Pigs #5-8

vendredi 1er novembre 2013, par Mathieu Doublet

(Image Comics / Nate Cosby & Ben McCool / Breno Tamura & Will Sliney)


Notre équipée de soldats russo-cubains a enfin sa mission : tuer un prisonnier de la prison de San Quentin.
Facile ? Pas si on compte s’en sortir vivant comme certains membres voudraient le faire. Alors Felix, le plus
raisonnable de tous, trouve un compris : embaucher un prisonnier déjà à l’intérieur et le payer pour qu’il assassine
la cible à leur place. Malheureusement, la cible étant bien protégée, le plan tombe à l’eau et il va falloir passer
en force.

Les scénaristes concluent-ils vraiment leur partie de scénario ? Oui, si on veut. Mais ils ne concluent pas leur série
pour autant. En vous parlant du premier tome compilant les quatre premiers numéros, je vous disais que la narration
était très décompressée et cela est toujours le cas dans les quatre qui suivent. Les scènes d’interrogatoire d’Irisa s’enchaînent
avec les scènes d’action et d’attaque de la prison pour conclure sur un huitième numéro désespérant. Pourquoi ? Parce que les
lecteurs sont déjà au courant du fait qu’il y a deux générations d’espions, on nous l’aura même bien expliqué depuis le début par
des flash-backs réguliers. Alors pourquoi passer 22 pages là-dessus ? Alors que les ventes ne sont pas bonnes et qu’il n’y a pas de
nouvelles de la série depuis plus d’un an, je me demande pourquoi les scénaristes ne sont pas allés un peu plus vite et n’ont pas résolu
l’intrigue de la main du président ? Peut-être espèrent-ils de pouvoir continuer leur histoire. Avec des écarts entre deux et quatre mois
entre chaque numéro et un changement de dessinateur pour le #8, on peut vraiment s’inquiéter.

Changement d’artiste donc et autant dire que c’est le grand écart. Breno Tamura a un trait très brut de décoffrage auquel j’avais réussi
à me faire (en relisant les épisodes depuis le début). Très efficace mais il faut aussi aimer les cases avec peu de traits. En embauchant
Will Sliney, on change de registre. L’ambiance est toujours aussi tendue, le trait possède aussi beaucoup d’énergie, mais l’artiste a un style
plus proche d’un Sean Philipps. Une ressemblance qu’on retrouve dans les zones d’ombres plus ou moins bien rendues et des visages. A leur défense,
la narration est claire et dynamique.

Je ne suis donc pas optimiste quand à la suite de la parution de la série et surtout de son intérêt, de la façon dont elle a été racontée.


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