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Hollywood Killer Tome 1

lundi 28 octobre 2013, par Mathieu Doublet

(Indeez / Fabrice Sapolsky / Ariel Olivetti)

Ritchie Reese a eu une enfance particulière : entraîné par sa mère pour être celui qui sera choisi pour tourner
des publicités, le garçon a vite compris qu’il était plus simple d’écraser les autres, d’autant qu’il a souvent
été souffre-douleur à l’école. Alors en grandissant, il a décidé de choisir la voie des voyous et des voleurs.
Déguisé en Scarface (Al Pacino, pas le vilain de Batman), il débarque en pleine réunion mafiosi et prétend qu’il
peut bosser pour le parrain local. Pétant une jambe à l’un des meilleurs gorilles, il montre qu’il a tout ce qu’il
faut. Mais le parrain n’a pas besoin de muscles décérébré et demande à Ritchie de finir ses études avant de bosser
dans le monde du crime.
Des années plus tard, Ritchie prend une nouvelle direction dans sa carrière de tueur en éliminant quelqu’un sur le
tournage d’un film. Imprimée sur pellicule, l’identité de Reese est désormais connue de tous. Mais cela n’empêche pas
les gens de vouloir ses services, bien au contraire. L’un de ses anciens amis aimerait justement qu’il élimine une jeune
femme un peu trop proche du FBI mais cela serait-il le coup de trop ?

Hollywood Killer est donc, vous l’aurez compris, un projet "transaltantique" avec un scénariste français et un artiste
argentin ayant bossé pour les grands éditeurs américains. Au programme, un bel album cartonné à la franco-belge, une cinquantaine
de pages dont une huitaine de bonus. L’histoire de Fabrice Sapolsky (fondateur de Comic Box, scénariste sur Spider-Man : Noir)
va véritablement se concentrer sur les origines de son héros racontées en parallèle de l’intrigue actuelle. Un album "origines" qui
prendra son temps pour montrer que son héros est une crapule finie. Si la fin de l’album nous présente Reese comme un maître du crime,
jouant effectivement de ses dons d’acteur, j’aurais aimé que l’entourloupe générale dure un peu plus longtemps.

Aux dessins, on retrouve Ariel Olivetti (Cable, Punisher War Journal, ...), artiste ayant la particularité de coloriser lui-même ses planches leur donnant un aspect peint
pas criard (à l’opposé d’un Daniel Acuña par exemple). Le résultat est joli, mais il y a tout de même un style particulier qui rend certaines
cases très caricaturales. Ce sont les personnages féminins qui s’en sortent le moins, leurs visages ayant souvent un sourire crispé. Si la fliquette
s’en sort le mieux, les autres femmes auront droit à un traitement qui ne me séduit pas forcément alors qu’on est à Hollywood et que tout le monde
est beau. Pour le reste, ce sont de grandes cases qui sont très jolies à regarder et dont la narration n’est pas mauvaise si on excepte les inserts de modèles 3D
qui sont tout simplement hideux. La scène où une voiture plonge dans une piscine est certainement le cas le plus visible.

Hollywood Killer est donc un album sympathique qui demande une suite pour voir comment le personnage va finalement s’en sortir. La réalisation
est agréable et à la franco-belge (amateurs de nichons, vous serez servis !) Maintenant que la période "passée" du personnage a été racontée (quoique
j’imagine qu’on pourrait facilement développer sa formation criminelle), j’espère que les volumes suivants feront la part belle à l’intrigue en cours.


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