Onirique Comics 7.1

Accueil du site > Chroniques > Dark Horse > The Bakers meet Jingle Belle

The Bakers meet Jingle Belle

vendredi 29 décembre 2006, par Mathieu Doublet

(Dark Horse / Paul Dini / Kyle Baker)


Douce nuit, belle nuit, c’est la nuit de Noël et le père du même nom a un léger problème : sa fille ne veut pas l’aider à travailler. Elle préfère, comme elle l’explique à son paternel, rester douillettement dans son igloo à causer à ses amis sur son portable et sur son MySpace. Mais le Santa sait être convaincant et emmène tout de même sa fille en tournée.

De leur côté, les parents Baker ont aussi un léger problème : ils n’ont pas acheté tous les cadeaux de Noël de leurs enfants. Il leur faut donc une baby-sitter mais la jeune fille habituelle a un rhume carabiné et ne peut se déplacer. L’agence leur rit même au nez mais promettent toutefois de les aider s’il y a désistement.

C’est à ce moment que les deux familles vont se rencontrer car Jingle Belle va discrètement s’eclipser et tomber sur madame Baker qui va la prendre pour la nouvelle baby-sitter.

The Bakers meet Jingle Belle est l’occasion de se faire rencontrer deux univers : celui de Paul Dini (créateur de Jingle Belle) et celui de Kyle Baker (qui a déjà mis en scène sa propre famille - lui y compris- dans un one-shot autoproduit). Comme il est écrit en première page, les deux univers ont plus en commun qu’il n’y paraît et Dini (avec l’inspiration des enfants Baker) va se faire un plaisir de tisser un récit très agréable, amusant et tendre (sans être chamaloow).

De son côté, Baker réussit à composer des planches excellentes, les meilleures étant celles sans bulle (comme dans The Bakers). Le choc est un peu rude quand on se rapelle du one-shot en noir et blanc certes mais peint (technique utilisée sur la couverture).
Dans cette dernière production, tout est plus franc : la colorisation assez criarde mais aussi un dessin semblant directement réalisée à l’encre et du premier jet donc. Le résultat est donc très "rough", très direct. Cela donne un semblant de travail non-soigné mais en y regardant de plus près, le boulot de Baker est toujours aussi bon.

Mis à part, cette très légère déception graphique, The Bakers meet Jingle Belle reste un joli conte de Noël avec une bonne explication sur le pourquoi du comment de la distribution des cadeaux en une nuit. Les gags sont là, on referme le bouquin en souriant, bref, c’est typiquement le bouquin de saison. Et cela semble aussi être le signe que Baker s’est installé chez Dark Horse, et qu’on pourra aussi lire la suite de Nat Baker. Vivement donc !

Répondre à cet article

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0