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Vampirella : The Red Room #1-4

dimanche 8 septembre 2013, par Mathieu Doublet

(Dynamite / Dan Brereton / Jean Diaz)


Vampirella fait ce qu’elle fait toujours : chasser les créatures de la nuit et d’autant plus ceux qui s’apparenteraient à des serial-killers. Et puis elle se rend compte que le vampire qu’elle chasse qui a été si précautionneux jusque là se décide à un mouvement spontané pas franchement discret. Alors quand Vampi agit, elle devrait se douter que le tueur n’est pas seul et qu’il y a d’autres personnes pour le protéger. Et voilà comment la bande de malfrats et la jeune fille chassée se retrouvent à bord d’un véhicule. Heureusement pour la Drakuléenne, elle est approchée par un barbu qui semble bien connaître le petit monde des porteurs d’incisives surdéveloppées. Et voilà comment ils arrivent à un endroit très étrange appelé "The Red Room". Si Vampirella pense que l’endroit est dangereux et qu’elle ne souhaite pas que son chauffeur ne l’accompagne, il y a un souci : un vampire ne peut accéder à The Red Room sauf s’il est invité ou qu’il a un chaperon humain. C’est donc contre tous ses instincts que la belle accepte de se faire accompagner.

Dan Brereton est un auteur de comics qui a déjà une longue expérience et dont la patte graphique est immanquable (je vous laisse jeter un oeil sur son univers des Nocturnals. Pour The Red Room, il se contente de scénariser une histoire concise qui va se vautrer dans les poncifs du genre. Déjà, il est très agréable de noter que le résumé ci-dessus ne correspond pas à la totalité du premier numéro. Avec quatre numéro, le scénariste se permet de ne pas trop décompresser son récit qui est pourtant bien maigre. En effet, The Red Room va avoir une bonne moitié de son histoire consacrée à des combats entre Vampirella et des monstres divers et variés. Cela permet à l’univers de continuer à se lier avec celui des Grands Anciens (si fédérateur) tout en présentant une Vampirella qui va saigner certains de ses acolytes. Vous comprendrez donc qu’il n’y a pas besoin d’avoir son cerveau au maximum de ses possibilités pour profiter de The Red Room, la surprise finale étant vraiment évidente.

Si le scénario est un peu léger, il est nécessaire que le dessin soit de qualité afin qu’on n’ait pas à faire à une bouse sans nom. Et heureusement, c’est Jean Diaz (Wonder Woman, Mass Effect, Incorruptible, 24, ...) qui nous gratifie de planches somme toute honorables, surtout vu ce à quoi on a eu droit récemment sur la franchise. Les combats sont clairs et dynamique, Vampirella est à la fois sexy et puissante avec une entrée en matière particulièrement couverte (on voit donc que Vampirella fait aussi parfois preuve de discrétion en n’étant pas à moitié nue). Toutes les cases sont au minimum correctes, comprendre par là qu’il n’y a pas de loupé flagrant dans les corps ou les visages des personnages et le dessinateur touche parfois au magnifique sur certains plans de son héroïne (y compris quelques clins d’oeil dans certaines poses "canoniques").

The Red Room est donc une bonne mini-série Vampirellesque sachant qu’il ne faut bien entendu pas y trouver de propos philosophiques. Sans s’empêtrer dans la continuité de la série régulière, elle a toutefois de bonnes idées dans le scénario qui, couplées aux scènes de baston - qui a dit carnage ? -, en font une lecture agréable.


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Le recueil n’est pas encore disponible à l’heure où j’écris ces lignes.

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