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The True Live of the Fabulous Killjoys #1-6

lundi 11 mai 2015, par Mathieu Doublet

(Dark Horse / Gerard Way & Shaun Simon / Becky Cloonan)


Les fabulous Killjoys étaient une bande de quatre hommes vivant dans le Désert et se battant contre la gigantesque corporation contrôlant la ville de Battery City, Better Living Industries. Une petite fille les accompagnant s’était faite enlever (cf clip Na na na na) et les héros avaient réussi à la libérer au prix de leur vie (cf clip Sing). Des années plus tard, la jeune fille a grandi et tente de survivre dans ce monde post-apocalyptique.
C’est dans un petit bouiboui du désert qu’elle trouve le masque de Party Poison, le leader des Killjoys et si elle l’acquiert de façon honorable quitte à ne pas manger, elle est abordée par une autre bande, les Ultra V, dont le leader Val Velocity lui prend son bien. Elle est obligée de les suivre et se retrouve embarquée dans une bataille contre quatre Draculoids qui menacent deux adolescents dans le désert écoutant trop fort leur baladeur.

The True Live of the Fabulous Killjoys se passe donc une dizaine d’années après les événements de Danger Days, le dernier concept album, du groupe My Chemical Romance (vais-je oser ranger ce groupe dans un genre musical quitte à recevoir des commentaires assassins ? Allez, disons que c’est du metal-pop-punk acidulé.) Le comic book est écrit par Gerard Way (leader de MCR mais aussi scénariste des excellents volumes de Umbrella Academy ici et ) et Shaun Simon, musicien lui aussi, accompagnant MCR lors de leur dernière tournée. Forcément, le comic est cohérent avec l’univers de l’album jusqu’à démarrer de la même façon avec l’ouverture du DJ contestataire, Dr Death-Defying. Le monde est bien présenté et on comprend rapidement où l’on se trouve avec quelques clins d’oeil aux clips (dont l’apparition de Korse, joué par Grant Morrison). Si les Ultra V font écho aux Killjoys et Val Velocity à Party Poison, les scénaristes vont se faire un plaisir d’éliminer un de leurs personnages principaux dès le premier numéro. De quoi lancer la piste de l’infiltration aux seins des rebelles et de les obliger à passer à l’action.
Si le camp des rebelles est celui qui est le plus décrit dans ce comic-book, on a aussi droit à la parenthèse plus calme (pour le moment) de deux androïdes qui cherchent un moyen de s’en sortir dans les bas fonds de Battery City. De quoi continuer à dépeindre le monde dirigée par la corporation dont l’acronyme est B.L.ind. Tout un programme.

La très productive Becky Cloonan (Demo, Pixu, Conan, mais aussi Batman ou Swamp Thing) met en images ce nouvel univers. La dessinatrice possède toujours cette patte reconnaissable avec un style qui est très marqué par le manga mais qui s’en affranchit aussi assez souvent. On ne s’ennuie pas à la lecture, le découpage étant très efficace et l’énergie présente quand le besoin s’en fait sentir. Les personnages sont aussi très vivants et séduisants (Blue et Red sont vraiment très jolies), les décors parlants et c’est donc du tout bon.

Voilà donc un premier numéro accrocheur qui donne envie d’en savoir plus pour vraisemblablement une mini-série en six numéros. Sachant que Way a déjà démontré qu’il était capable de créer de bonnes histoires sur ce format avec Umbrella Academy, on peut lui faire confiance concernant un monde qu’il a développé depuis déjà bien longtemps.


Mise à jour suite à la lecture de l’arc entier :
La mini-série se tient très bien et traite correctement ces personnages que ce soit la folie dévastatrice de Val Velocity à la passion des deux techno-putes qui permettent de voir dans quel état est réellement Battery City. Korse aura aussi son petit passage à vide, simplement parce qu’il aura des ennuis comme les autres quand il choisira de ne plus suivre les règles strictes de B.L.ind. Reste la toute dernière page qui demandera probablement un retour vers le cinquième numéro avec l’apparition d’un personnage qu’on n’a vu que très furtivement depuis le début.

Au final, une bonne mini-série assez classique qui a probablement beaucoup plus d’intérêt quand on s’est plongé dans l’univers de l’album musical et qui mériterait d’avoir une suite pour encore mieux développer l’univers.


Les vidéos extraites de l’album "Danger Days" :

La vidéo de Planetary(Go) n’est pas tournée dans l’univers des Killjoys mais simplement une vidéo de concert.

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