Onirique Comics 7.1

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Supermag

dimanche 25 août 2013, par Mathieu Doublet

(AdHouse / Jim Rugg)

Qu’est-ce que Supermag ? Derrière la couverture percutante de pieds dans la tronche comme seul un catcheur (ou Chuck Norris)
est capable d’en mettre, se cachent des expérimentations bédéesques de Jim Rugg le papa de Street Angel ou Afrodisiac.
Comprendre par là que l’auteur va se faire un plaisir de coller un joyeux fourre-tout dans ce magazine (il est à la taille des
anciennes revues Warren donc bien plus grand qu’un comic-book) : des gags qui se ressemblent (la thématique de l’animal innocent),
des planches extraites de quelque chose de plus grand dont vous n’aurez qu’un soupçon de l’existence, des affiches, des études de personnages,
une splash-page montrant un combat entre un dinosaure et USApe recadrée, des parodies de comics qui vont aussi chercher dans les années 50 que
dans l’univers d’un Charles Burns, il y a tout ça et bien plus encore.

Et si Jim Rugg diversifie ses histoires, il va aussi diversifier son trait. De quoi montrer que l’artiste est accompli et qu’il est
aussi à l’aise dans un genre que dans l’autre. On passera d’un trait super amateur (la couverture d’un fan de Street Angel) à celui nettement
plus expert du récit Loveless (hommage à Charles Burns autant qu’aux EC Comics). Comme Rugg tape aussi dans le design, il y aura des formats différents
suivant le récit raconté (par exemple, l’histoire de Captain Kidd Explorer est bien entendu rendue sur du papier jaunie).

Alors oui, ça coûte 10 dollars pour 56 pages en format souple et ça ne raconte absolument pas grand chose (mais ça donne vraiment envie). En fait, Supermag,
c’est un peu feu l’émission Liquid TV au format bandes dessinées. Les amateurs apprécieront en attendant de retrouver l’artiste sur un format plus classique.


Pour acheter ce livre :

En VO :

Sur Amazon.com :

Sur Amazon.fr :

Sur le site d’AdHouse :

C’est par là (tenez, il y a même une version en hardcover avec jaquette "à l’européenne" comme ils disent !)