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Human Bomb #1-4

dimanche 11 août 2013, par Mathieu Doublet

(Image Comics / Justin Gray & Jimmy Palmiotti / Jerry Ordway)


Michael Taylor est un homme qui fait son service militaire en Afghanistan et qui a été un héros national grâce à son travail bien fait.
Cela ne l’empêche pas d’être aussi employé dans le bâtiment et de construire des gratte-ciels. Une nuit, il anticipe qu’il reçoit une médaille
d’un officier gradé pour services rendus à la nation, jusqu’à ce qu’il crée une explosion involontaire et fasse sauter la Maison Blanche. Bien
entendu, le rêve trouble l’ouvrier qui espère que ce ne sera pas prémonitoire. D’ailleurs, comment pourrait-il créer des explosions lui-même sans objet ?
Pourtant, alors qu’il travaille sur les réfections du World Trade Center, il aperçoit à l’horizon avec ses collègues d’autres immeubles en train
d’exploser. La panique arrive, tous les ouvriers quittent leur travail espérant ne pas être les prochains à sauter. Et c’est de justesse qu’ils atteignent le sol
alors qu’un camarade de guerre de Taylor fait son apparition. Celui-ci brille étrangement et se met à créer une explosion dont l’ouvrier sort mystérieusement
indemne. Quand un homme en noir l’attaque et a toutes les volontés pour l’éliminer, c’est bien que quelque chose cloche.

Après The Ray et Phantom Lady & Doll Man, Justin Gray & Jimmy Palmiotti continuent de présenter leur nouvelles version "New 52" des
Freedom Fighters (anciennement ici, et ). C’est au tour de Human Bomb qui va finalement être moins embêté que son incarnation précédente.
Car en effet, dans cette nouvelle incarnation, Michael Taylor a bien de la chance puisqu’il peut maîtriser ses explosions sans avoir à porter une encombrante armure
bloquant le processus de détonation. Les scénaristes vont donc mettre en scène un héros tout ce qu’il y a de plus américain, à la fois dans sa face (discutable)
de défenseur de la liberté mais aussi dans celle du constructeur de l’avenir (d’autant plus au World Trade Center, lieu emblématique). Contrairement aux précédents
volumes des Freedom Fighters, il n’y a aucune ambiguïté politique. Sans être particulièrement crétin ou conservateur, le soldat ouvrier est très droit dans ses pompes.
Gageons qu’il s’agisse d’une étape et que le personnage sera là pour s’opposer dans les idées à ses collègues super-héros. Car, sans vraiment spoiler l’affaire, vous vous doutez bien
que Human Bomb sera contacté par Uncle Sam (oui, la personnification de l’emblème américain) et qu’il rejoindra les Freedom Fighters.
Heureusement pour nous, Gray & Palmiotti nous auront fait voyager sur quatre numéros en apportant un peu de folie à leur histoire. Le duo qui aime tant les récits de
genre se penchent sur le cas extra-terrestre et il y aura donc quelques aliens à défourailler. De quoi ouvrir le champ des possibles pour les Freedom Fighters qui pourront aussi
être confrontés à d’autres menaces que de vilains terroristes. Il y a donc aussi une ambiance pulp à la mini-série qui la rend agréable.

Aux dessins, on retrouve Jerry Ordway (JSA, Tom Strong, ...) qui fournit de très belles planches bourrées de détails. L’artiste est aussi bien à l’aise dans
les gros plans que dans les scènes avec beaucoup de personnages et il n’y a bien que des dans la base d’Uncle Sam que le décor soit épuré. Il y a du boulot et le fait que l’artiste
n’utilise que très rarement des splash-pages, impressionne par la qualité et la régularité de son boulot. La seule chose qui m’ai légèrement dérangé est que les personnages ont
souvent les yeux écarquillés et la bouche grande ouverte, mais on peut aussi les comprendre vu ce qu’il leur arrive.

Je sais que je ne suis pas très objectif en ce qui concerne Gray & Palmiotti mais ils écrivent des histoires qui me plaisent (cette fois-ci plus avec du pulp que des idées politiques)
et ils sont accompagnés par un très bon artiste. Alors même si Human Bomb est très classique, avoir une histoire qui se tient en quatre numéros me plaît beaucoup plus qu’une série à rallonge
où le premier arc de plus de 120 pages n’est que l’introduction d’une histoire plus longue.


Pour acheter ce livre :

Il faudra passer chez votre comic-shop le plus proche ou bien sur Internet puisque les numéros n’ont pas encore été réunis en recueil.