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Hack / Slash Vol. 12 et 13

vendredi 26 juillet 2013, par Mathieu Doublet

(Image Comics / Tim Seeley, Justin Jordan, James Lowder, Steve Seeley & Michael Moreci / Daniel Leister, Matt Merhoff, Emilio Laiso & Elena Casagrande)

La chronique correspond à la lecture des numéros 16-25. Je ne sais pas s’il y a des suppléments dans les bouquins.
Par contre, le Vol. 12 contient le one-shot Hack/Slash vs. Mercy Sparx.


Vlad est en très très mauvaise santé et il faut apparemment qu’il retrouve les siens car sa survie ne tient qu’à une prise de sang de quelqu’un de sa famille. Direction Chicago où la famille Beane est à la tête de la mafia locale. Une jeune femme les combat par le biais de son blog mais celle-ci est en danger tout comme les membres de sa famille. Son père, par exemple, vient d’être retrouvé dans des conditions atroces. Marianthi Agyros est donc une bonne piste afin d’atteindre les Beane. Et cela tombe bien, il s’agit d’une amie d’enfance de Vlad ... C’est le premier gros souci de Cassie et Vlad, sachant que le second, c’est le retour de Samhain et de la Black Lamp Society. Avec une Cassie Hack qui a en elle, le sang noir qui rend indestructible mais qui rend aussi complètement taré, les choses ne semblent pas se passer comme il faut. Surtout quand Ava recommence à avoir des cauchemars prémonitoires ...

Tim Seeley, le créateur d’Hack Slash, s’est attelé à plusieurs autres titres (Witchblade, Revival, ...) et a donc moins de temps pour le titre qu’il a lancé chez Devil’s Due et continué chez Image Comics, tout en essayant de faire aboutir un projet cinéma qui n’aura finalement jamais lieu. L’auteur se dit donc qu’il est temps de se consacrer à autre chose et de clore les aventures d’Hack/Slash, Inc. Il va d’abord laisser la main à différents scénaristes pour à la fois clore certaines aventures en cours : Justin Jordan (The Strange Talent of Luther Strode) va se charger de l’histoire concernant la famille de Vlad tandis que James Lowder, Steve Seeley et Michael Moreci vont écrire les épisodes de transition qui remettent en scène toute l’équipe de Hack / Slash avant le dernier arc / acte appelé justement "Final".
Le tout est plutôt pas mal. L’aventure avec Vlad est sympathique même si trop courte à mon goût. Les épisodes de transition font ce qu’on leur demande et c’est toujours un plaisir de retrouver Pooch, seul personnage à apporter un peu d’humour dans tout ces numéros. Quant au final, il sera logique, bien construit, achevant enfin le fil rouge concernant la Black Lamp Society. Tim Seeley y reprendra plein de personnages qu’on aura croisé au cours de la série, remet en scène le cadre classique des films d’horreur (en l’occurrence, un concert géant d’un groupe de rap métal maquillé avec des jeunes décérébrés) et ira jusqu’au bout de ses idées avec une scène assez tragique. Même si la toute dernière case pourra laisser une once d’espoir dans le coeur des lecteurs, autant vous dire que c’est la dépression de Cassie Hack qui va régner sur les derniers numéros.

Au dessin, on retrouve une dernière fois Daniel Leister qui ira jusqu’au bout de son histoire. Il souffre de la comparaison avec les dessinateurs suivants, tout ses personnages ayant cette expression de visage crispée. Ce sont les monstres dans la famille de Vlad qui s’en tirent le mieux. Arrive ensuite le très bon Matt Merhoff (Mercy Sparx) que l’on ne voit pas assez souvent à mon goût, il ne reste que sur un numéro mais celui-ci est assez chouette même s’il met le côté sexy sur la touche. Emilio Laiso prend le relais et tout le bien que je pensais de ce dessinateur lors de mes dernières lectures est confirmé : c’est vraiment très joli avec de la personnalité. Arrive enfin le final. Etrangement, j’aurais bien vu Laiso sur de dernier groupe d’épisodes, il avait tout ce qu’il faut pour clore en beauté le titre. C’est finalement, Elena Casagrande qui a la lourde tâche de conclure Hack/Slash. La dessinatrice n’en est pas à son coup d’essai puisqu’elle a déjà travaillé chez IDW, essentiellement sur les séries Angel et qu’on la retrouve ces derniers temps sur Suicide Risk chez Boom ! en compagnie de Mike Carey.
Les premières impressions concernant le trait de la dessinatrice (son blog est ici) rappellent les comics américains d’impression japonaises. Cela m’a souvent rappelé le travail d’Adam Warren dès que les plans étaient rapprochés des personnages. Ceci étant, les pages défilant, je me suis rendu compte qu’il y avait nettement plus qu’une inspiration manga et que l’artiste montrait un trait qui lui est propre avec suffisamment de personnalité pour qu’on ne la taxe pas de "copie de ...". Casagrande s’en sort donc fort bien vu l’ampleur du boulot et la présence de très nombreux personnages dans chacune des cases. Les décors en souffrent un peu mais vu l’intensité de l’histoire, ça n’est normalement pas ça qui devrait vous gêner.

Hack/Slash se termine donc sur une note bien plus tragique que je m’y attendais. Ce qui n’est finalement pas une surprise puisque la reprise du titre en série continue chez Image mettait l’accent sur la névrose de Cassandra Hack. La série va donc jusqu’au bout de son concept ce qui est assez courageux finalement, et sachant aussi, qu’il y a tout de même quelques ressorts comiques à certains moments et que les passages gores sont toujours suffisamment outranciers pour être plus drôles que réellement angoissants. Bravo donc à Tim Seeley qui termine son histoire de façon logique et propre en donnant à ses fans (presque) tout ce qu’ils attendaient.


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