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Justice League #1-6

dimanche 16 juin 2013, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Geoff Johns / Jim Lee)

Lu en version numérique.


C’est le début de la carrière de Bruce Wayne sous son costume de Batman et alors qu’il suit une étrange forme encapuchonnée, il doit aussi faire avec les forces de Gotham City qui ne sont pas encore habituées à gérer les allées et venues d’un justicier hors-la-loi qui tient plus de la légende urbaine que de la réalité. Et paf, voilà qu’un immense wagon de métro vert vient de percuter son ennemi. Ce qui signifie que Hal Jordan, aussi connu sous le nom de Green Lantern, n’est pas loin. Ce dernier a visiblement moins de problèmes dans sa ville de Coast City que Batman dans la sienne et le GCPD attaque les deux héros tandis que le vilain pourchassé détruit un hélicoptère des forces de l’ordre et met les voiles en se métamorphosant. Ils le retrouve dans les égouts alors que la créature place une boîte qui fait îng régulièrement. Il s’auto-détruit par la suite en criant "Darkseid" et voilà. Comme tout cela sent l’extra-terrestre à plein nez et que les gardiens d’Oa n’ont aucune info sur la mystérieuse boîte, les héros vont aller voir Superman qui, après tout, est un extra-terrestre aussi alors il doit certainement avoir des infos.

Bon, désolé, mais je vais spoiler comme un gros goret à partir de là, je ne peux pas vraiment faire autrement.

Ce qui se passe dans le premier numéro, je vous l’ai déjà raconté ...

C’est neuneu, oui, mais c’est l’idée d’Hal Jordan et Batman n’a pas le temps de dire que c’est une mauvaise idée que les voilà arrivés à Metropolis en face du Big Blue. Tout ça en 23 pages avec, juste avant la fin, un petit passage sur Vic Stone, jeune athlète qui pourrait bien passer footballeur professionnel si seulement son père pouvait être là et signer les contrats. Sauf que le papa, c’est un scientifique et qu’il n’accepte pas vraiment de perdre son temps pour ça. Bon, vous l’avez compris, pour la finesse et la recherche des personnalités des personnages, on ne peut pas vraiment dire que Geoff Johns se soit vraiment cassé la tête. On a le Batman plus malin que les autres mais qui se laisse quand même avoir, le Hal Jordan tête brûlée mais aussi adolescent attardé et Superman, surpuissant, mais qui va quand même dire qu’il veut bien se battre un petit peu, juste pour le fun. Arriveront ensuite un Flash qui se trouve être le plus raisonnable de la bande alors que Wonder Woman est à la limite de la furie, loin de l’Ambassadrice de Paix que l’on connaît (elle est bien plus proche de sa version Ame-Comi). J’oubliais un Aquaman et un Cyborg par encore tout à fait au point et voilà comment le scénariste co-chef de DC Comics, va mettre en place son équipe en six numéros.
Le principe est de montrer comment les héros vont être acceptés par le public en repoussant les forces de Darkseid, rien que ça. Déjà la menace est énorme mais on ne comprend pas très bien ce que les Paradémons viennent faire là, Darkseid parle d’"elle", il y a fort à parier qu’il s’agisse de Pandora, la responsable de Flashpoint. A moins que 6 membres de la Justice League, inexpérimentés, prêts à rentrer dans le lard de n’importe quoi, soient suffisants pour éliminer le seigneur d’Apokolyps. Passons, c’est comme les rayons que Darkseid projète avec ses yeux. Ils semblent transpercer Superman mais celui n’est pas mort ou rebondissent sur les bracelets de Wonder Woman. On est loin de ce qui arrivait à Batman lors de Final Crisis. Un Batman qui va être touché par le syndrome "je révèle mon identité secrète" alors qu’il connaît à peine Hal Jordan. Bon, je ne vais pas en rajouter, c’est déjà bien suffisant comme ça.

Reste Jim Lee, la superstar à qui on va demander de faire dans la surenchère de scènes d’action. Ce à quoi le dessinateur répond toujours positivement et de façon exceptionnelle. C’est peut-être la seule chose à peu près censée dans ce comic-book. Les scènes de destructions massives sont utiles puisqu’elles expliquent pourquoi les super-héros sont considérés comme des menaces par des humains qui ne comprennent pas que cela pourrait être nettement pire. Ensuite, ben, c’est du pur Jim Lee avec tout ce que l’on aime chez lui et tout ce qu’on peut lui reprocher. Bruce Wayne et Superman se ressemblent toujours autant, et pour le reste, c’est en général du tout bon, sauf sur quelques cases où Lee montre que même lui peut louper son coup (désolé mais la splash-page où Wonder Woman se bat contre Darkseid est étrange au niveau des jambes de l’Amazone). Les cadrages sont aussi parfois farfelus ainsi que la nécessité de placer énormément de traits, ce qui semble cacher quelque chose qui n’était pas satisfaisant pour l’artiste. Peut-être que Scott Williams, son encreur attitré, a tenté d’arranger les choses mais il n’en reste pas moins que ça se voit.

Au final donc, Justice League est un blockbuster bas du front qui ne demande pas une utilisation excessive de son cerveau. Si cela peut fonctionner auprès des nouveaux lecteurs, les gros fans de l’univers DC auront passé 6 mois avec une histoire qui ne leur aura, au mieux, que flatter les yeux. On est très loin du tour de force que Johns avait réussi avec Green Lantern. Espérons simplement que ce titre étendard gagne un peu en profondeur.


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