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Swamp Thing Vol. 2 : Family Tree

samedi 8 juin 2013, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Scott Snyder / Yanick Paquette, Marco Rudy, Francesco Francavilla, Kano, Becky Cloonan & Andrew Belanger)

Ce recueil contient les épisodes 0, 8 à 11 de la série régulière ainsi que le premier "annual".

La pourriture gagne du terrain. C’est ainsi que le fils Arcane en compagnie du seigneur Sethe et il n’y a qu’Alec Holland à pouvoir les aider surtout sous son identité de Swamp Thing, énorme, cornue et ailée.
Si celui-ci est motivé pour battre la pourriture, c’est aussi que celle-ci a capturé Abigail Arcane, soeur et fille de et petite amie plus ou moins officielle d’Holland. Alors quand le scientifique découvre qu’elle a été transformée en créature noire et visqueuse avec beaucoup de dents pointues, il va lui falloir beaucoup de persuasion pour trouver l’être humain qui est, peut-être, encore au sein de la créature destructrice.

Grosso modo, le contenu de ce recueil est donc comment Swamp Thing va récupérer sa copine et se charger du père Arcane qui est le prochain vilain sur la liste. Un père Arcane particulièrement présent dans ce bouquin puisqu’on le retrouvera aussi bien dans le numéro annual qui racontera la première rencontre d’Alec et Abigail (et pourquoi Holland ne s’en souvient pas) que dans le numéro 0 "origine" où Arcane échoue visiblement à compléter les plans de la pourriture. Tout cela est très cohérent et donne un ensemble logique au bouquin. Scott Snyder ne déçoit pas et crée une histoire agréable à lire, enfin aussi agréable qu’une histoire horrifique peut l’être et remplit sa part du contrat pour la lier avec celle d’Animal Man. Pourtant, je ne peux m’empêcher de trouver le titre quelque peu banal surtout comparé au titre de Lemire. Le côté sérieux avec des zombies à éclater n’est pas ce qui me ravit le plus et surtout, j’ai vraiment du mal à trouver la particularité de Swamp Thing par rapport aux autres héros, si ce n’est d’être "copain" avec une bandes de vieilles branches.

On ne change pas une équipe qui gagne en ce qui concerne les dessins. On retrouve toujours Yanick Paquette et Marco Rudy en alternance dans chaque numéro. Le mariage fonctionne bien, même si Rudy a un trait moins gras que celui de Paquette toujours aussi plaisant. Francesco Francavilla fera une apparition le temps d’un épisode avec le style si pulp qu’on lui connaît, finalement plus effrayant que les artistes précédents. Deux nouveaux artistes se chargent des numéros spéciaux : Kano prendra en charge le numéro 0 avec beaucoup de finesse et de détails dans les planches et une inspiration un peu plus franco-belge intéressante. Becky Cloonan dessine le numéro annuel avec son trait plus BD indépendante avec une touche manga, c’est tout aussi bon, efficace et bien raconté. Quant à Andrew Belanger (encré par Karl Kerschl), son boulot consiste surtout à créer un Swamp Thing très imposant, les autres personnages n’étant pas aussi détaillés.

Globalement, ce Family Tree est donc une lecture sympathique mais loin d’être renversante. En ce qui concerne le récit général Rotworld, je lui préfère toujours Animal Man.


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En VF : (Quelque chose me dit qu’il y a quelques numéros d’Animal Man dans ce bouquin.)