Onirique Comics 7.1

Accueil > Chroniques > Dark Horse > The Black Beetle #0-4

The Black Beetle #0-4

jeudi 7 novembre 2013, par Mathieu Doublet

(Dark Horse / Francesco Francavilla)


Le Black Beetle est le justicier de Colt City avec tout l’attirail nécessaire à ce genre de travaux : cape, masque intégral avec visière rouge,
symbole ostentatoire au milieu de la poitrine et flingue, histoire d’être prêt à toute éventualité. Un héros donc qui n’hésite pas à aller casser
du vilain, comme par exemple, des soldats nazis qui seraient sur le retour pour confisquer un artefact égyptien surpuissant par exemple ? Ca tombe bien,
suite au décès d’un explorateur britannique, sa collection arrive dans le musée municipal de Colt City et une figurine de lézard avec une figure humaine
sur le dos attise les convoitises. Mais le Black Beetle n’aurait-il pas une idée derrière la tête en cherchant à passer avant les nouveaux nazis ?

Francesco Francavilla est un artiste italien dont j’ai pu voir le travail tout d’abord sur Internet où un ensemble de dessinateurs respectables, compétents,
mais débutants (ou manquant de visibilité) faisaient leurs armes et reprenaient des personnages ou un thème commun (l’adresse ? http://www.comictwart.com/).
Puis, j’ai retrouvé le dessinateur sur un arc de Detective Comics en oubliant qu’il avait déjà oeuvré sur Scalped ou bien d’autres titres, ne serait-ce que
par le biais d’une pin-up. L’artiste a des envies pulp très prononcées ainsi qu’un amour pour le cinéma de genre ce qui se traduit par des fausses affiches de comics dans
le plus pur style affiche de films diablement efficace. Faut-il y voir l’influence des fumetti et des giallos ? Toujours est-il que Francavilla va associer tout ce qu’il aime
avec l’image très classique du justicier en ville, typiquement Batmanien, pour ne reprendre que les influences comicquesques.

Le résultat est réjouissant même si je m’attendais à plus de fun que ça. On a des nazis, une jolie conservatrice de musée, un héros hard-boiled qui n’hésite d’ailleurs
pas à jouer du flingue à bout portant (ce qui le rapproche de la version première de Batman et montre que sa bande dessinée n’est pas faite pour les enfants) mais il manque
un je ne sais quoi pour que je sois complètement convaincu. Peut-être que le côté sexy n’est pas assez prononcé, peut-être que les combats sont trop réalistes. Bref, pour moi, il
manque un peu de n’importe quoi enthousiasmant.

Visuellement, on est en terrain connu et Francavilla se débrouille très bien avec des résultats plus convaincants dès qu’une splash-page arrive, image unique qui possède un effet
toujours très évocateur. Certes certains visages pourraient être plus soignés mais l’ensemble est de grande qualité.

Le numéro 0 est la compilation de trois parties parues dans la revue anthologique Dark Horse Presents tandis que le premier numéro débute une mini-série en quatre parties. Les deux sont
sympathiques et développe un univers avec des vilains pas beaux très alléchant. Espérons que la suite soit du même calibre.

Mise à jour suite à la parution de No Way Out, soit l’aventure racontée dans les numéros 1 à 4 :

Francavilla ne s’est pas trompé. Il garde le cap dans le style d’histoire et y ajoute un côté intrigue plaisant, d’autant que le tout se tient bien. Sa bande dessinée intègre donc une composante énigme policière avec le petit rebondissement en fin de récit, histoire d’apporter un peu de sel. Le héros demeure mystérieux (avec un système de masques en latex pour cacher son identité - un peu à la Shadow) et on va avoir droit à un passage action bien fichu avec des cases étrangement orientées. Comme si sa planche était tournée de quelques angles, le dessinateur réalise une scène de combat encore plus dynamique.

Sachant que l’intrigue du lézard réapparaît mais n’est pas résolue, on peut se dire que l’auteur a encore quelques idées sous le coude. Bonne nouvelle, Black Beetle revient ce mois-ci.


Pour acheter ce livre :

En VO :

Sur Amazon.com :

Sur Amazon.fr :


Mes petits paris :

Envie de lire la suite ? Oui.
Parution de la suite ? Oui.
Parution du TPB ? Oui.
Traduction en français ? Là encore, la série doit montrer qu’elle fonctionne pour arriver chez nous, mais pour un public qui aime les séries Dark Horse, je trouve que cela serait une bonne idée de la publier en VF.