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Glory Volume 1 : The Once & Future Destroyer

mardi 12 février 2013, par Mathieu Doublet

(Image Comics / Joe Keatinge / Ross Campbell)

Ce recueil reprend les numéros 23 à 28 de la série interrompue il y a bien longtemps. Vous pouvez donc les lire comme un tout nouveau départ.


Glory ou Gloriana Demeter est une géante albinos née de l’union de deux peuples ne pouvant pas se supporter et se faisant perpétuellement la guerre. Par sa naissance, le conflit s’est arrêté ce qui n’a pas empêché la jeune fille de continuer à s’entraîner au cas où un conflit plus ou moins inévitable se produirait. Alors qu’elle grandit, Glory décide d’aller jeter un oeil sur Terre pour voir ce qu’il s’y passe. Elle arrive pendant la seconde guerre mondiale où elle rejoint les forces alliées pour se faire une tartine de Nazis régulièrement. Et puis, d’un coup, aucune nouvelle : c’est en tout cas, comme cela que Riley, une humaine, interprète les rêves qui la hantent. La journaliste enquête donc sur Glory et des potentielles apparitions de la super-héroïne. Son travail la mène finalement au Mont Saint-Michel où elle retrouve celle qu’elle adule mais dans un sacré mauvais état, protégée par d’anciens amis. Cette rencontre va déclencher une récit d’événements dans le présent et dans le futur. La plupart ne sont pas de bonne augure et vont se finir dans le sang.

Avec Prophet, Glory est le second titre des propriétés de Rob Liefeld à revoir le jour chez Image Comics, tout en étant laissé aux bons soins de nouveaux créateurs qui vont faire ce qu’ils veulent de ces personnages (pour info, Supreme a eu quelques numéros scénarisés par Erik Larsen, Tim "Hack/Slash" Seeley a repris Bloodstrike et Liefeld envisage de reprendre lui-même Youngblood). Je n’ai jamais lu Glory dans sa version originale, ma seule interprétation étant qu’elle était l’équivalent de Wonder Woman dans le monde de Liefeld et qu’elle avait des allures proches de Supreme. J’ai tout de même eu l’impression que Joe Keatinge se servait assez habilement de l’histoire de Glory et de sa disparition (des étalages ?) pendant dix ans. Ce n’est pas la seule bonne idée de cette histoire qui va peut-être faire faire quelques noeuds à votre cerveau car l’histoire est riche, très riche avec des personnages dont les missions ne sont pas si claires, plein de camps différents dont on ne connaît pas réellement les objectifs et un jeu de manipulation qui me semble complexe. Autant dire qu’avec les six numéros de ce recueil, on imagine que Marvel ou DC aurait pondu beaucoup plus de numéros papiers. Pour le coup, ici, la décompression n’a pas lieu.
Pour nous, lecteurs français, il y a pas mal de clins d’oeil intéressants. L’action se passe au Mont Saint-Michel, il y a la brasserie Mornet (comme le responsable éditorial chez Delcourt), des personnages qui s’appellent Fabrice et Xavier (co-fondateurs de Comic Box), bref, on est en terrain connu. A contrario, j’ai trouvé que Keatinge n’y allait pas avec le dos de la cuillère question violence. Attention les yeux, ça va charcler et pas qu’un peu. Le principe étant que Glory entre très facilement en mode berserk (c’est même le point central de l’intrigue) laisse la porte ouverte à des scènes d’ultra-violence. Une marque de fidélité par rapport à ce que Liefeld produisait en son temps ? Peut-être ...

Il faut dire que les dessins de Ross Campbell sont aussi très parlant quand il faut montrer du sang et des viscères. L’artiste excelle pour en mettre plein les pages et faire sentir au lecteur qu’il aurait bien besoin d’une paire de lunettes plastiques et d’une tenue de protection. Je vous avoue que j’ai encore un peu de mal avec le style de l’artiste. Pourtant celui-ci est aussi capable de rendre la beauté sur ces planches ou bien le côté sympathique de la jeunesse. Les passages avec bébé Glory sont bien fichus et Riley conserve une certaine innocence. On pourra chipoter sur le fait que celle-ci garde un visage assez poupon pour une femme qui doit avoir une vingtaine d’années, certes. Glory, quant à elle, est à cent mille lieues de la version Liefeldienne : énorme, mastodontesque, équivalent féminin d’un Hulk sans albinos sans le côté sexy, il n’y a que son visage qui garde encore des traits un peu seyants. Pour le reste, c’est physiquement un monstre, ce qui est assez unique dans le monde du comic-book pour le noter.

The Once & Future Destroyer est donc, pour l’instant, une histoire assez engageante pour quelqu’un qui serait prêt à passer par la case "extrême gore & violence" et un trait particulier qui a des qualités mais auquel il faut se faire.


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