Onirique Comics 7.1

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Cow Boy : A Boy & His Horse

mardi 29 janvier 2013, par Mathieu Doublet

(Archaia / Nate Cosby / Chris Eliopoulos)

Avec aussi les mini-récits de Roger Langridge, Brian Clevinger & Scott Weneger, Colleen Coover & Mike Maihack)

Lu sur Comixology.


Boyd Linney a dix ans, un chapeau, un flingue conçu rien que pour lui et un cheval. Ce qui le motive, c’est une certaine récompense : 700$ pour la tête de Dub Linney, mort ou vif. La raison de cette mise à prix : meurtre, vol et autres actes répréhensibles. Linney, oui, ça doit vous dire quelque chose et la raison est simple : Boyd cherche tout simplement son bon à rien de père mais peut-être pas pour les bonnes raisons et les cow-boys de la petite ville d’Hickory vont le comprendre, dans le douleur s’il le faut.

Cow Boy est un album qui a reçu pas mal de bouche à oreille positif et j’ai doc suivi le mouvement afin de lire ce bouquin sorti chez Archaia (éditeur de Mouse Guard, Return of the Dapper Men ou encore Tale of Sand) ; Au final, Cow Boy est effectivement un récit destiné à tout un public. Nate Cosby a réussi à écrire une histoire qui peut se lire à plusieurs niveaux. Les enfants y verront un héros bien costaud de leur âge qui a la réplique facile (un trait obligatoire à sa survie en plein western), un flingue à la crosse enfantine et qui arrive à ses fins dans une énorme soif de justice. Les adultes y verront peut-être un peu plus loin dans le caractère très particulier de Boyd : ce dernier va tout de même très loin et n’est ni plus ni moins qu’à la recherche d’une certaine vengeance. Une destinée qui ne peut que mal finir et confronter le jeune héros à l’âge adulte un peu plus tôt que prévu. Le co-scénariste de Pigs nous offre donc surtout un récit sur la fin de l’innocence, tragique et amusante, mais nécessaire dans la construction de l’homme.

C’est Chris Eliopoulos qu’on retrouve aux dessins. L’auteur de Franklin Richards, Son of Genius ou encore du strip Misery Loves Sherman, remplit sa part du contrat avec des scènes de fusillade, de saloon, de parlottes et aussi de sommeil dans une étable. Boyd a sa panoplie de visages bien remplie et le décalage entre l’âge du jeune cow-boy et sa détermination est aussi intacte en ce qui concerne les dessins de ce livre. Le design des pages est des plus simples, permettent une lecture très fluide, voire un peu rapide. Mais cela permet aussi de se replonger dans le bouquin très facilement et de le relire, ce que l’on peut faire avec beaucoup de plaisir.

Les louanges faites à Cow Boy sont donc tout à fait fondées. Si vous êtes amateurs de westerns, et ce, peu importe votre âge, vous serez ravi par ce bouquin, dont le seul bémol est peut-être le prix (pour un livre relié, on ne peut pas vraiment faire moins cher) par rapport à sa durée de lecture. Pour le reste, c’est du tout bon.

Ah, oui, les mini-récits en fin de bouquin sont aussi très bons. Ils ont comme thème commun le western un peu déformé mais pas de rapport avec Boyd.


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1 Message

  • Cow Boy : A Boy & His Horse 29 janvier 2013 16:52, par Monsieur G

    Très alléchante cette chronique. Du coup, je l’ai rajoutée à ma wishlist Comixology (qui, si ça continue, va dépasser celle que j’ai sur Amazon^^)

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