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Great Pacific #1

samedi 19 janvier 2013, par Mathieu Doublet

(Image Comics / Joe Harris / Marin Morazzo)


Chas Worthington est l’héritier d’une immense fortune faite sur des gazoliers. Alors forcément, quand il préfère faire une différence et changer le monde, il se doute que ses décisions n’iront pas de concert avec celles prises par le conseil d’administration. D’ailleurs, il ne prend même pas la peine d’assister aux réunions. Chas a un projet et celui-ci concerne une étrange machine qui pourrait nettoyer les océans. loin d’être un complet philanthrope, Chas espère bien gagner des millions de milliards avec son procédé, il suffit juste de pouvoir le mettre en oeuvre.

Joe Harris (Spontaneous, Vampirella & The Scarlet Legion, Vampirella vs Dracula, ...) démarre donc sa série en creator-owned en nous expliquant par un petit schéma la quantité de pourriture qui existe sur Terre ou plutôt dans la mer et le fait que ces déchets ne pourront pas être détruits facilement. Il n’insiste pas vraiment sur les conséquences écologiques du comportement "poubelle" des humains et place son héros, pile poil dans la plus grosse montagne de déchets qui existe en pleine mer. Ca, c’est le contenu des premières pages et pour le reste, c’est grosso modo comment le héros en arrive là mais sans que cette évolution soit complète. On a donc surtout droit au portrait du jeune Chas qui a une vision qu’il n’essaie pas de forcer auprès des décideurs de sa compagnie. Financier réaliste avant tout, il est suffisamment lucide et malin pour arriver à ses fins ou, en tout cas, réussir à démarrer son projet. La fin du numéro nous laisse une petite surprise dont il faudra encore découvrir la source.

Détaillé, fin, mais avec un style bien particulier, le dessin de Martin Morazzo se destine à un public qui n’attend pas du super-héros conventionnel. Le style est très soigné, même sur ses personnages et pourtant, dès qu’on passe au gros plan, il y a quelque chose qui ne me séduit pas entièrement. Plus accessible qu’un Timothy Green II, le travail de Morazzo m’en a semblé assez voisin.

Great Pacific fait partie des récits dont j’attends la suite mais que je peux tout à fait lire d’une traite en patientant six mois que tout soit sorti.


Mes petits paris :

Envie de lire la suite ? Oui mais sans être pressé.
Parution de la suite ? Sur 6 numéros, pas de souci. Sur plus long, il faut voir s’il y a de l’entrain dans le récit. Pour l’instant, il n’y a pas le gimmick qui m’enchante.
Parution du TPB ? Probablement.
Traduction en français ? Comme ça, pour l’instant, non. On verra bien sur le long terme.

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