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Phantom Lady & Doll Man #1-4

mercredi 9 janvier 2013, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Justin Gray & Jimmy Palmiotti / Cat Staggs)


Je vous présente Jennifer, une petite fille qui va vivre l’expérience traumatisante de voir ses parents se faire brûler vifs par une bande de mafiosis connue sous le nom de famille Bender. Un traumatisme qu’elle va porter jusqu’à l’âge adulte où Jennifer va vouloir se venger. Après tout, son père a bien réussi à faire flancher les criminels en étant un simple reporter au Daily Planet. Elle va tenter son coup par une approche plus directe en se servant de ses atouts féminins mais le criminel n’est pas dupe très longtemps et découvre son jeu. C’est alors que Jennifer se rapproche de son ami Dane, un scientifique travaillant sur un procédé de réduction et surtout sur la démarche d’agrandissement. Celui-ci va donner à Jennifer de quoi créer des ombres solides malléable suivant sa pensée, armes avec lesquelles la jeune femme pense pouvoir achever sa vengeance. Dommage pour elle, ça ne fonctionne pas du premier coup et voilà que les mafieux les découvre dans le labo de Dane qui va subir les effets de ses recherches et devenir Doll Man.

Après The Ray et avant Human Bomb, la paire Gray & Palmiotti continuent la résurrection de leur équipe des Freedom Fighters avec Phantom Lady et Doll Man. Les personnages sont différents de leur contre-partie d’avant le New 52 et sont deux personnes normales qui vont se frotter à un grand danger. Les amateurs du duo de scénaristes et leurs détracteurs y trouveront exactement les mêmes avantages et les mêmes inconvénients que dans les autres titres des scénaristes : personnage féminin fort, duo homme / femme qui fonctionne très bien avec toujours cette petite tension amitié / amour / passion qui anime le couple, tout ça dans une ambiance somme toute assez fun si on met de côté la scène d’ouverture et les passages où on décrit la zone d’ombres où Phantom Lady projette ses ennemis. Heureusement concernant ce dernier point, les scénaristes ne s’appesantissent pas dessus et on peut continuer à profiter d’un certain "sense of wonder" très agréable.
Alors oui, on sent que tout n’est pas bien d’équerre, propre, carré, notamment dans la scène d’ouverture où Phantom Lady doit avoir une visière comme dans sa précédente version. Elle est inclue dans le script mais pas dans dans les illustrations. C’est un petit détail mais qui semble indiquer que la relecture n’a pas été aussi vigilante qu’elle aurait dû.

Avec un scénario classique mais solide comme celui-ci, ce qui fait souvent toute la différence, c’est l’artiste. Et tout comme The Ray où Jamal Igle faisait du très bon boulot, Phantom Lady & Doll Man bénéficie des talents de Cat Staggs et de l’encrage de Tom Derenick. L’illustratrice (qui a un peu touché du Star Wars et du Smallville dans sa version numérique) fait du très bon boulot avec un style réaliste sans l’être trop et des visages tès expressifs. On retrouve parfois un peu de Steve Dillon dans les personnages masculins, parfois un peu de Gary Frank, parfois rien de tout ça et c’est très bien. Si on regarde le boulot que fournit l’illustratrice sur son site, on peut aussi voir que Derenick apporte une touche très sympa à son trait et que le coloriste Jason Wright a aussi fourni du très bon boulot.

Bref, ce Phantom Lady & Doll Man est une lecture très agréable avec des illustrations de très bon niveau. Pour l’instant, l’univers des Freedom Fighters n’est pas aussi intéressant que ce qu’on a pu lire dans le passé, le brûlot politique étant absolument absent. Espérons que Palmiotti & Gray réussissent à les développer et leur fournir d’intéressantes aventures.


Le récit n’est pas encore disponible en recueil.

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