Onirique Comics 7.1

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The Cape : 1969

mardi 18 décembre 2012, par Mathieu Doublet

(IDW / Jason Ciaramella / Nelson Daniel)

Lu sur Comixology. Le recueil reprend les quatre parties de la mini-série.


1969, c’est l’année du Vietnam et celle durant laquelle le père d’Eric Chase est porté disparu au Vietnam. Celui-ci faisait partie d’une escouade de médecins et d’infirmiers qui naviguait au dessus du pays à la recherche d’Américains à sauver. Mais croix rouge ou pas, ce sont avant tout des cibles privilégiées pour l’ennemi qui ne dispose pas des mêmes conforts. Voilà comment, après quelques tirs de snipers tout de même assez doués, l’hélicoptère du père Chase se crashe en pleine jungle. Autant dire que les militaires n’ont pas l’avantage du terrain. Prisonnier, il fera la rencontre d’un être étrange et tatoué bien comme il faut, ne parlant qu’en onomatopées.

The Cape était une nouvelle, c’est devenu une mini-série de comic-book. Apparemment avec suffisamment de succès pour qu’IDW commande une seconde mini-série dérivée. Au programme des quatre numéros, une aventure plutôt film militaire avec son pesant de surnaturel, histoire de faire le lien avec la mini-série originelle. Alors fallait-il l’écrire ? Fallait-il donner une origine aux pouvoirs qui donneront à Eric Chase d’être un super-connard ? A mon humble avis, ça n’était pas vraiment obligé. Mais Ciaramella avait peut-être envie d’écrire un récit militaire ? Peut-être avait-il envie de lier toute cette histoire de cape à des relations père-fils compliquées, voire même à un message politique ? Tout cela y est, ça n’est pas trop mal amené mais finalement, il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Et on est à cent mille lieues d’un récit bien plus prenant comme The Other Side de Jason Aaron.

Si Zack Howard avait un trait parfois assez glamour (rappelant même l’italien Frezzatto), Nelson Daniel n’a pas du tout le même parti pris. Il faut dire aussi que s’il y avait une espèce d’humour très noir dans The Cape, il n’y en a absolument pas dans 1969. Du coup, on a droit à un dessin propre, plus rude que son prédécesseur avec toujours cette utilisation des trames mais qui frappe moins l’œil que précédemment. Sans que son travail soit mauvais, je trouve que le militaire américain et son opposé vietnamien se ressemblent trop. On pourra me répondre que c’est peut-être le principe du récit (chaque homme est un monstre qui ne veut pas se l’avouer) mais j’attendais tout de même plus de distinctions entre les personnages en prenant une page au hasard.

Sans donc être mauvais, 1969 est une suite antérieure (ou une prequel - comme vous voulez) qui ne casse pas non plus trois pattes à un canard. Espérons que le scénariste et le dessinateur nous proposent des choses un peu plus réjouissantes dans l’avenir.


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