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Daddy’s Little Girl

dimanche 2 décembre 2012, par Mathieu Doublet

(Arcana Comics / Mark Poulton / Stephen Sistilli)

Lu en numérique sur Comixology.

Bryn Tilton est une jeune femme à qui tout sourit : belle, riche, oisive, elle n’a pas grand chose à faire dans la banlieue d’Atlantic City mis à part soigner son bronzage. Malheureusement, cette activité est dérangée par un courrier qui lui annonce la mort de son père biologique. La surprise est de courte durée et sa mère botte en touche en lui disant que tout cela n’est pas très important, son père biologique n’ayant jamais désiré entrer dans la vie de Bryn. La belle décide tout de même d’en savoir plus et se retrouve rapidement confrontée à un duo d’hommes très étranges : l’un s’appelle Mung et est une espèce d’homme court sur pattes mais visiblement en très bonne forme physique, l’autre n’est autre que le maire d’Atlantic City. Et ils ont une autre belle surprise pour Bryn : avec son père biologique, les deux hommes chassent tous les monstres d’Atlantic City. Si Bryn l’accepte, elle pourra tout à fait se charger de la mission de feu son père.

Mark Poulton nous propose un récit assez sympathique où une bimbo va se découvrir une belle destinée et se retrouve confrontée à des monstres bien organisés dans une grande ville avec des alliés et bien entendu des ennemis. L’histoire ressemble vraiment énormément à un épisode pilote pour série TV : histoire complète mais aussi fin très ouverte sur un concept qui permet de le décliner à l’infini. Il ne resterait qu’un fil rouge supplémentaire pour en faire, comme l’annonce la réclame, une série à la Buffy contre les Vampires. Voilà pour le fond de l’histoire qui ne va pas chercher très loin, si ce n’est qu’il y a tout de même quelques bonnes idées saupoudrées au fur et à mesure du récit, dont la gestion de la société des monstres. Dommage que le bouquin soit finalement si court, il y aurait eu matière à faire passer Bryn d’un camp à l’autre et lui permettre de choisir selon ses envies, ses désirs, son éducation et ses valeurs morales.
Dans Daddy’s Little Girl, on passe sur toute cette partie et on va à l’essentiel, même si tout cela n’est pas très fluide. Il y a des enchaînements de cases, des réactions de personnages qui semblent trop subites pour être réalistes et qui servent trop à l’avancée du récit pour ne pas être relevées.

Au niveau du dessin, et surtout pour une maison comme Arcana qui fait souvent dans des productions par forcément très regardantes sur la qualité, c’est une bonne surprise. Stephen Sistilli est un dessinateur de bimbos et Bryn et son amie sont très joliment représentées. Les monstres ne sont pas en reste mais sont un peu vieillot. C’est peut-être aussi ce qui fait tout le charme de ce récit : on a l’impression de lire une BD des années 50-60, un poil rétro dans le style (alors que le récit lui est tout à fait contemporain), quelque chose qui m’a véritablement séduit.

Voilà donc ce qu’est Daddy’s Little Girl : un récit pas désagréable à lire, assez balisé avec tout de même quelques intrigues qui feront à la fois rêver le lecteur et qui le frustreront tout cela dans un cadre graphique assez plaisant. Ni plus, ni moins. Peut-être à trouver en occase ou en numérique plutôt qu’à payer plein pot.


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