Onirique Comics 7.1

Accueil > Para-comics / Meta-comics > Megabras

Megabras

samedi 10 novembre 2012, par Mathieu Doublet

(Fluide Glacial / Guillaume Bouzard)

Son nom est Guillaume Bouzard. Profession ? Dessinateur de bandes dessinées drôles. Occupations ? Jardiner, manger des produits douteux, se couper la langue sur une vieille boîte de couscous oxydée, ... La vie, quoi. Et paf, un beau jour, alors qu’il s’énerve contre son voisin paysan, Bouzard découvre avec stupeur que son bras droit enfle et prend d’énormes proportions. Le voilà doté d’un mégabras paré à servir la justice. Et surtout se calmer les nerfs sur les autres.

Un concept pareil avec Bouzard aux commandes (les excellents Autobiography of Me Too ou bien de Plageman, le deux), ça ne devait que me plaire. Rien que le pitch me pliait en deux de rire et la couverture était une incitation à la lecture. Au départ, tout va bien, c’est excellent. Bouzard fait bien entendu n’importe quoi avec son bras et se demande bien comment il peut suivre un quelconque code de super-héros. Il met à contribution sa copine et son meilleur pote (qui est joueur, comme avec la collection de vinyles par exemple) et tout reste absolument dans la veine que Bouzard a l’habitude de proposer à ses lecteurs.
Et puis, allez savoir pourquoi, il y a une histoire de super-héros sur le retour, un peu planqués dans une espèce de château à la limite du refuge de secte et Super Glinglin dont le pouvoir ou plutôt le vice inhérent au genre super-héroïque est tout simplement sodomite. Ben là, je vous avoue que ça ne m’a plus trop fait rire. Je ne devais pas être dans l’ambiance et les gags que Bouzard pouvait proposer ne m’amusaient plus autant. Il serait resté dans le quotidien du super-héros, tout m’aurait certainement beaucoup plus plu.

Graphiquement, c’est du Bouzard, je dirais que niveau dynamisme, le gaillard en connaît un rayon avec des déformations dans tous les sens qui fonctionnent à plein régime. Mais je comprends aussi que son style freine beaucoup d’autres lecteurs.

Au final, Megabras était drôlement bien parti mais se fourvoie dans l’humour gras qui doit être quelque part dans le cahier des charges du magazine Fluide Glacial. Dommage. Quitte à aller à fond dans le délire, j’ai vraiment préféré le final de Plageman, le deux.


Pour acheter ce livre :

En VF :