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The Manhattan Projects #1-5

lundi 15 octobre 2012, par Mathieu Doublet

(Image Comics / Jonathan Hickman / Nick Pitarra)


Seconde guerre mondiale, Franklin Delano Roosevelt a besoin d’une arme pour gagner le conflit mondial et mettre une pilée aux forces de
l’Axe. Il contacte donc le général Gordes pour lui demander de motiver ses scientifiques afin qu’ils conçoivent cette arme redoutable.
C’est pourquoi le professeur Robert Oppenheimer est dans le bureau du général. Une fois que celui-ci s’est assuré que le savant était réellement
motivé par la défense des Etats-Unis, il lui fait découvrir les laboratoires des projets Manhattan. Car si celui-ci est censé développer l’arme
atomique, il est aussi là pour camoufler d’autres expérimentations plus étranges comme celles sur les dimensions parallèles. Un domaine dans lesquels
les japonais excellent puisqu’Oppenheimer va assister dès son arrivée au débarquement d’une porte de téléportation nippone. Si le bon docteur n’a pas
l’habitude des armes à feu, il prend le coup assez rapidement et achève ses amis avec une rage sadique qui ne lui ressemble pas. Et c’est bien tout le
problème, le bon docteur n’est pas celui qu’il prétend être mais son frère jumeau. Un frangin qui aurait plus penché du côté des tueurs en série que des
génies scientifiques.

Avec le premier numéro de Manhattan Projects (avec un s donc), Jonathan Hickman place l’un des ses scientifiques dysfonctionnels et on donne le ton de son récit.
On va pouvoir assister à la réunion de personnages absolument géniaux mais complètement à la ramasse (si Oppenheimer est franchement
taré, les personnages d’Einstein ou de Feynman sont aussi des hommes brisés). Du coup, deux sentiments partagés arrivent : l’admiration du génie de ses hommes et l’horreur
que des armes aussi destructrices soient confiées à des hommes aussi horribles. Ambiance développée par les petites phrases disséminées de ci de là par Hickman. Le souci
étant finalement de savoir à quel point les déclarations de chacun sont réelles ou imaginées par l’auteur. Ce mélange réussi de personnages réels et d’événements plus extraordinaires
est la composante très intéressante de cette série. D’autant que, pour une fois, le scénario de Hickman est clair comme de l’eau de roche, ce qui n’était pas évident avec
The Nightly News, Red Mass for Mars ou encore The Red Wing.

Aux dessins, on retrouve Nick Patarra qui bosse énormément avec Hickman puisqu’il a illustré The Red Wing et la série S.H.I.E.L.D. parue chez Marvel. Au programme, une mise en
page claire, et des dessins ultra-détaillés qui font honneur aux décors mais qui donnent aux visages des différents protagonistes des allures pas toujours très élégantes. Si les
visages d’Einstein, Feynamn ou Oppenheimer sont agréables à regarder, il n’en est pas de même pour le général américain, le scientifique nazi ou même Hitler. Des histoires de cadrages
un peu différents qui montrent des visages comme on les voit rarement.

Dans l’ensemble, je comprends le buzz positif qui tourne autour de The Manhattan Projects. A l’issue de ce premier arc, on est déjà bien familiarisé avec tout ce petit monde et des gros problèmes ont
bel et bien surgi. Cela laisse des portes ouvertes pour écrire des histoires inventives et excitantes. Il ne reste qu’à voir jusqu’où Hickman veut pousser le bouchon et si les ventes
vont suivre.


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