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Rebel Blood #1-4

vendredi 5 octobre 2012, par Mathieu Doublet

(Image Comics / Alex Link & Riley Rossmo / Riley Rossmo)

Si Chuck est au beau milieu d’un paysage enneigé à tirer sur des loups ayant eu un léger problème de mutation, c’est qu’il
l’a quelque part bien cherché. Pompier de son état, il semble poser un souci à chaque incendie, le dernier incident étant qu’il a lui-même
chuté d’un toit. Et niveau familial, il faut dire que ça n’est pas rose non plus et qu’il est en froid avec son épouse qui quitte le foyer en claquant
la porte. Alors qu’il est au fond du gouffre, une épidémie touchant aussi bien les animaux que les hommes semble réveiller en lui une soif de
vivre qui l’a longtemps quitté. Alors il part avec sa hache à la recherche des siens en espérant qu’il n’est pas trop tard.

Oui, Rebel Blood est encore une histoire de zombies. La petite différence, c’est que non seulement les animaux sont touchés et que l’infection
provoque plus une mutation qu’une décomposition des chairs. Cela change vraiment tout quand les infectés restent suffisamment conscients et que vous
êtes attaqués par une bande de rats, en nombre et bien entendu prompts à vous mordre. Alex Link et Riley Rossmo y vont de leur petite histoire, complexe
dans la mise en oeuvre, pour mieux vous perdre. Il faut dire que c’est à la fois une erreur de style de jeunesse et en même temps complètement raccord
avec la toute fin du bouquin. Il y a une invraisemblance, quelque chose qui vous semble louche ? C’est normal et cela vous sera expliqué à la fin. Si celle-ci
est "facile", elle est au moins raccord avec tout le reste de l’histoire. Reste les deux dernières pages qui laissent un sous-entendu maladroit comme si les auteurs
n’arrivaient pas à se décider du chemin à prendre.

Riley Rossmo, c’est l’illustrateur de la série Proof mais aussi du très bon Green Wake ou du bien barré Cowboy Ninja Viking. Pour Rebel Blood,
il va passer du vert de Green Wake ou nuances de blanc, de noir et de rouge qui s’imposent dans ce genre de récits. Mais attention, on est loin très loin d’un parti-pris
tel que celui de Frank Miller dans Sin City. Non, il y a bien d’autres couleurs présentes dans Rebel Blood mais les trois citées sont les plus présentes. le trait est toujours aussi nerveux,
mélange de traits précis et de traits de croquis que le dessinateur aurait choisi d’encrer et qui apportent une énergie immense aux planches ainsi qu’un aspect loin d’être propre qui
correspond bien à l’ambiance du récit.Le découpage, quant à lui, est en harmonie avec le scénario et est parfois bien complexe.

J’ai bien aimé lire Rebel Blood mais j’avoue que ce récit n’est pas destiné à un lectorat exigeant. Il y a beaucoup d’erreurs de jeunesse qu’on ne pardonnerait pas à un scénariste
expérimenté. Ceci étant, il y a une certaine mélancolie dans le final et une ambiance fort réussie qui font que j’ai bien accroché. Si vous êtes fans de Rossmo, vous ne serez pas déçus.


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