Onirique Comics 7.1

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The Sixth Gun #7-11 : Crossroads

samedi 29 septembre 2012, par Mathieu Doublet

(Oni Press / Cullen Bunn / Brian Hurtt)

Après la bataille de la grande gueule, Drake Sinclair a pris possession de quatre des six flingues maudits et il n’en
est pas très fier. mieux même, hantés par leur présence, il noit son esprit dans l’alcool et cherche un moyen pour se débarasser
du lien que le lie aux pistolets. Pour Becky Montcrief, qui possède le sixième flingue, les choses sont perturbantes mais elle semble
un peu mieux accepter la présence de l’arme dont elle sait comment tirer avantage. Le souci, c’est qu’avec Drake planqué on ne sait où et
Gord Cantrell, un nouvel ami, plongé dans ses livres pour en savoir plus sur les armes maudites, Becky s’ennuie un peu. Alors pourquoi ne pas
descendre au bar pour s’en jeter un petit dans le gosier ? Dans un monde où la femme est loin d’avoir acquis ses droits, c’est surtout l’occasion
de faire la rencontre de beaux parleurs ou d’hommes violents ...

Second arc de la série, Crossroads fait bien tout ce que promet son titre, à savoir placer les personnages devant différents choix, tout en sachant
que ceux-ci sont motivés par la survie et par le fait que les flingues attirent d’eux-mêmes des individus plus ou moins bien intentionnés, aussi bien
planques soient-ils. Cullen Bunn continue donc son histoire avec de nouveaux protagonistes ayant des buts différents et va surtout nous dévoiler à quoi
servent réellement les six flingues. Le scénariste se sert d’ailleurs très intelligemment du pouvoir du dernier pistolet grâce à une raison des plus logiques
que vous laisse découvrir dans ses pages et qui est très important pour le final de l’arc. Il est vraiment très agréable de voir comment chacun des héros évolue,
son caractère étant révélé et montrant toute la subtilité qui les anime quand ce ne sont pas d’étranges secrets qui ne demandent qu’à être découvert.

Quant à Brian Hurtt, je ne peux plus rien dire, j’en suis à un tel point d’admiration que je ne peux plus être objectif. C’est bien simple, les pages sont
superbes, il y a des moments d’actions où le dessinateur prend les rênes et montre bien que la BD à certains endroits peut tout à fait se garder de prononcer
un simple mot tout en gardant tout son sens. Une affaire de cadrage, de dynamisme, de mise en scène. Et comme tout cela est très efficace, je ne peux que m’incliner
devant le talent du dessinateur. Même quand j’ai l’impression que Hurtt va un peu plus vite sur ses pages (notamment avec des visages parfois moins détaillés), je suis conquis
et la qualité est déjà si grande que je m’en satisfais.

J’ai tous les numéros de The Sixth Gun sur mes étagères et c’est pourtant un titre surlequel je ne me jette pas. J’ignore si c’est une erreur ou pas parce que, quand je lis
ces comics, c’est toujours une formidable et agréable surprise que je reçois. Sachant que ce second arc développe véritablement le monde de Sixth Gun, il est
une lecture vivement conseillée aussi bonne que le premier arc. Il n’y a plus qu’à espérer que la suite soit au moins aussi bonne.
Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi cette série n’a toujours pas trouvé preneur en VF.


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