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The Intrepids TPB

jeudi 27 septembre 2012, par Mathieu Doublet

(Image Comics / Kurtis J. Wiebe / Scott Kowalchuk)

Crystal Crow, Doyle, Chester et Rose sont les quatre partenaires composant l’équipe des Intrepids. Leur job :
déjouer les plans de savants fous. En l’ocurence, aller en Russie afin d’éliminer la base du professeur
Mutovin. Mais bien entendu, tout cela ne va pas se faire facilement, non seulement parce que Chester, le spécialiste
en informatique a malencontreusement déclenché l’alarme mais aussi parce qu’il y a parmi les défenseurs, un ours cybernétique
qui a l’air très énervé. De quoi donner du fil à retordre à toute l’équipe qui est heureusement équipée de gadgets fournis
par le professeur Dante : des lentilles qui permettent de tirer dans le mille, un exo-squelette, un réacteur ou bien des outils
d’infiltration informatiques. Les Intrepids ne sont pas sans ressources mais vont devoir affronter le plus grand des savants fous,
qui se trouve être l’adversaire personnel du professeur Doyle.

Kurtis J. Wiebe, je commence à vous en parler assez souvent (Green Wake, Grim Leaper), puisque je suis vraiment client
de tout ce que ce scénariste a écrit jusqu’alors. Avec The Intrepids, il change un peu son fusil d’épaule puisqu’il n’est pas question de
surnaturel mais de récit d’aventures avec un petit côté futuriste qu’on ne sent pas vraiment puisqu’en même temps, il y a aussi un côté pulp / 60’s
prononcé. C’est certainement là le point le plus agréable de la série : de l’aventure avec des adversaires loufoques et une équipe légèrement
dysfonctionnelle, suffisamment pour être attachante et connaîte quelques déboires avec ses ennemis mais qui connaît tout de même correctement
son job. Une quipé composée d’orphelins et qui, forcément, cherche à devenir une famille. Si Crystal Crow est le personnage principal de ce récit
(les autres Intrepids ne sont appelés que par leur prénom), je trouve que le côté familial après lequel elle court, aurait pu être plus développé.
Il y avait matière à faire d’autant que les éléments qui arrivent au fur et à mesure sont trop gâchés à mon goût (le personnage de Jonah par exemple
aurait pu apporter bien plus de suspense qu’il ne le fait) mais gageons que Wiebe n’avait pas forcément le temps ou la place pour tout développer.
Cela aurait peut-être permis que le retournement de situation soit moins prévisible : dès les premières pages du bouquin, je me suis douté de quoi il retournait
et j’ai trouvé dommage que Wiebe ne cherche pas à jouer sur un malentendu qui pourrait laisser la porte ouverte à pas mal de possibilités.

C’est la première série pour Scott Kowalchuk qui a aussi bossé sur des petites histoires ou pin-ups pour deux bouquins consacrés à Madman (le gigantesque 20th Anniversary Monster
et le All-New Giant-Size Super Ginchy Special). Je vous laisse découvrir son style au travers de son blog avant de vous dire ce que j’y vois.
Pour moi, le style de Kowalchuk m’a tout d’abord fait penser à celui de Craig Rousseau sur les Perhapanauts mâtiné d’une pointe de Jack Kirby. J’aime assez ce que l’artiste a
produit sur cette mini-série même si je vois qu’il manque encore de régularité vis à vis de ses personnages. Un travail donc imparfait mais qui mérite qu’on le suive si l’artiste
continue de bosser régulièrement.

The Intrepids est donc un récit sympathique mais pas franchement incontournable. On y retrouve tout ce qui fait le charme des récits d’équipe face à des vilains rocambolesques mais
le tout manque de surprises pour être vraiment convaincant. Si vous êtes fans de babouins portant des mitraillettes, là, ça devrait vous convenir.


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