Onirique Comics 7.1

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No Place Like Home #1-4 - en cours

mardi 25 septembre 2012, par Mathieu Doublet

(Image Comics / Angelo Tirotto / Richard Jordan)


Dee Dee revient dans la petite ville d’Emeraldsville, au Kansas, une semaine après qu’une violente tornade ait fait dix-sept morts, y compris ses parents. Elle est tout de même heureuse de retrouver sa meilleure amie, Lizzie, qui va l’accompagner tout au long de son séjour. Un séjour des plus étranges car il y sera question d’oiseaux à la tête tranchée et de funérailles interrompues par l’ivrogne du coin. Sauf que celui-ci semble très persistant dans son délire à savoir que quelque chose est revenu et que c’est lui qui est coupable de pas mal de meurtres. Si personne ne veut en entendre parler, c’est peut-être plus parce qu’il y a quelque chose à cacher.

Emeraldsville, le Kansas, une héroïne appelée Dee Dee, un petit chien blanc, une tornade, ça ne vous rappelle rien ? Hé oui, No Place Like Home fait ouvertement référence au Magicien d’Oz qui semble avoir le vent en poupe puisqu’il a non seulement été excellement adapté par Marvel (la chronique du premier tome est disponible ici) et d’autres éditeurs dans une version plus adulte et plus violente. C’est l’option qu’a choisi Angelo Tirotto pour son titre qui va plus s’occuper des adultes de l’histoire qui vont se faire massacrer un par un plutôt que de notre héroïne qui vient de débarquer et qui semble être la véritable héroïne. Soit. C’est un peu étrange et cela ne m’a pas franchement plu. Cela m’a plutôt donné l’impression qu’on allait aborder un sujet mais qu’on retardait à le faire derrière une histoire de meurtres dont on comprend très rapidement qui est le coupable. Le rappel de la génération précédente fonctionnait très bien dans Locke & Key, justement parce qu’elle est mélangée aux aventures de la génération actuelle, mais ça n’est pas le cas dans No Place Like Home. De quoi se désintéresser complètement des personnages : les plus développés par le scénariste ne sont que spectateurs et ceux qui ont un rôle dans l’histoire se font découper au fur et à mesure.

Richard Jordan fait par contre de l’assez bon boulot : on va passer sur la couverture provocatrice du premier numéro qui n’est en rien raccord avec la série et s’occuper de l’intérieur du bouquin où on peut voir un artiste qui pourrait bien être influencé par Boucq. Les personnages ont souvent des trognes pas possibles et les jeunes femmes sont tout de même assez jolies. Si les décors ne répondent pas toujours présents, le dessinateur nous propose des personnages qui prennent beaucoup d’espace et qui sont toujours en mouvement, de quoi combler l’oeil du lecteur.

Même si je n’ai pas lu le cinquième épisode qui doit conclure ce premier arc (hé oui, ça n’est évidemment pas une histoire complète, l’allusion au pays d’Oz doit forcément emmener ses héroïnes là-bas un jour ou l’autre), je ne pense pas que cette dernière partie change mon avis à propos de cette mini-série. Une déception donc mais je suis sûr que cela pourra plaire à certains lecteurs peut-être moins au courant du roman de L. Frank Baum.


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