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Zombie Tales, la presque totale

samedi 1er septembre 2012, par Mathieu Doublet

(Boom ! Studios / moult scénaristes / moult dessinateurs)

Par rapport aux deux omnnibus présents en fin d’article, il ne me manque que le one-shot The Dead mais cela ne change pas
grand chose à la conclusion générale.

Nous sommes en 2005 et le label Boom ! Studios émerge tout juste avec des signatures comme Mark Waid, Kieth Giffen, ou encore Steve Niles.
Il leur faut un titre facile à produire et qui devrait fonctionner. Le choix logique est donc de produire une anthologie (moins
de risque de retards puisque les équipes n’ont que peu de pages à rendre) et quitte à vendre, une anthologie de zombies. Walking Dead
cartonne depuis deux ans mais Marvel n’a pas encore sorti sa mini-série et doit avoir ses Ultimate Fantastic Four par Mark Millar dans les cartons.
Bref, un bon moyen d’attirer le chaland (couvertures par Dave Johnson et Mike Huddleston obligent) à bas prix d’autant que les anthologies en elles-mêmes
ne sont pas données (un 48 pages en prestige format co-publié avec Atomeka).

Et ça marche. Ca marche tellement bien que l’anthologie reprend avec un sous-titre Oblivion, un autre The Dead, un récit complet en deux parties Death Valley et
ensuite un retour du format anthologie avec 12 numéros. Au programme : du zombie bien sûr à toutes les sauces. C’est ce qui est très agréables dans Zombie Tales :
toutes les idées sont explorées. Qu’il s’agisse d’une contamination par un virus, de la chute d’une météorite, d’une utilisation des zombies post-pandémie, ou bien
carrément d’un monde inversé où les zombies cultivent les humains pour leur propre plaisir et sont donc les maîtres du monde avec un ordre établi.
En ce qui concerne les genres, on est bien entendu dans l’horreur mais le format court propre aux Contes de la Crypte et autres publications d’EC Comics permettent
à la fois de proposer des titres très noirs et désespérés et d’autres beaucoup plus légers ou faisant preuve d’un humour acide et ironique. Certains auteurs pensent
aussi à jouer avec l’histoire et ne cherchent pas à pousser le concept beaucoup plus loin, une bonne idée permet aussi au lecteur de se faire sa propre histoire par la suite.

Cette série que j’ai donc lu sur le tard est une très bonne surprise. Alors oui, forcément, pour les dessins, ça n’est pas toujours la panacée et il y a certains récits
qu’il faut supporter malgré leur très bonne écriture. Mais on retrouve tout de même des gens comme Toby Cypress, J.K. Woodward, Tom Fowler, Eduardo Baretto, ou Drew Rausch,
et chez les anciens Keith Giffen (bien entendu) et Ron Lim. Si vous aimez les courts récits d’horreur, c’est du tout bon.


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En VF : (bonne question pour conna