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Red Rocket 7 HC

vendredi 24 août 2012, par Mathieu Doublet

(Image Comics / Michael Allred)

Si Red Rocket 7 est un véritable star du rock’n’roll, il faut aussi dire que son look avec cheveux rouges et énorme numéro 7 tatoué sur son front
laisse douter de son humanité, sans parler de ses yeux eux aussi rouges et noirs. Mais après tout, la technologie est arrivée à un tel point que
ça peut tout à fait être le fruit de prothèses sophistiquées. Ce qui l’est moins, c’est que 7 est pourchassé par des extra-terrestres armés de pistolets
lasers. Et si l’attaque est passée inaperçue lors de son dernier concert, c’est surtout la disparition de 7 qui a marqué les esprits. Surtout celui de
la journaliste Lynn Hayes qui aimerait bien terminer son interview plus qu’invraisemblable avec la star.

Red Rocket 7 est l’une des trois oeuvres commencées à la suite d’un rêve. En effet, Michael Allred a non seulement réalisé la mini-série Red Rocket 7 mais aussi tourné
un film appelé Astroesque et enregistré un album, Son of Red Rocket 7. Pour en revenir à la bande dessinée, derrière ses allures de récits d’aventure avec
des clones pourchassés par de vilains extra-terrestres en recherche de toujours plus de mondes à conquérir, c’est toute l’histoire du rock’n’roll que Allred va raconter.
En tout cas, toute l’histoire du rock’n’roll qu’il apprécie. Celle-ci démarre par les succès de Little Richard et Elvis Presley et s’achève avec les différentes incarnations
de David Bowie et les différents branchements du glam-rock. Bien entendu, Allred n’oubliera pas les autres grands groupes de rock qui arriveront après Bowie mais sachant que
son héros ne sera pas présent sur Terre à ce moment-là, ces groupes ne seront présentés que lors d’images fugitives.
D’une part, Allred montre bien la période qu’il préfère dans le rock’n’roll mais il faut dire aussi que si les aventures terriennes de Rocket Red 7 avaient continué durant
les années 70-80-90, cela aurait allongé de façon considérable le bouquin qui a déjà vu chacun de ses numéros augmenter en taille au fur et à mesure des numéros. En ce qui concerne
donc la période 50-70, toute l’histoire de 7 est vraiment très bien racontée et c’est un vrai plaisir de retrouver des rock-stars superbement dessinées avec une véritable progression
logique aussi bien dans le domaine du rock américain que de l’énorme vague musicale britannique.

J’avoue, je n’ai pas vraiment vu de différence dans le dessin d’Allred par rapport à ce que je vois de lui habituellement, donc pas de surprises, c’est toujours un trait très pop,
très rond, très séduisant. Le bouquin en lui-même allie le fond et la forme puisqu’il est au format 45 tours. Une logique de conception qui va jusqu’au bout. Le bouquin en couverture
rigide dont je dispose reprend en fait les sept numéros de la mini parue chez Dark Horse et se voit complétée par une intro de Robert Rodriguez (le réalisateur de El Mariachi) et une post-face
de Gerard Way (chanteur de My Chemical Romance et scénariste de The Umbrella Academy). En plus, pas mal de pin-up, et d’explications sur des illustrations du bouquin, dont la parodie de
la jaquette du Sgt Pepper’s Lonely Heart Club Band qui se voit remplie, ici, de rock-stars. Rock-stars dont on voit déjà une partie dans la toute première page de l’histoire.

Bref, alliant aventure, histoire du rock’n’roll et spiritualité (sans être métaphysique et éthérée, la bande dessinée pose la question de la vie et de la mort), Red Rocket 7 est une lecture
passionnante.


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