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Creased

samedi 18 août 2012, par Mathieu Doublet

(Image Comics / Daniel Miller)


John est un jeune homme qui encadre des lycéens dans une école d’été. C’est là qu’il va renconter Elaine avec qui il va avoir une relation amoureuse qui n’est pas franchement du goût de la directrice de l’établissement. Ceci étant, l’un et l’autre vivent ensemble ce formidable été et doivent attendre presque un an avant de se revoir. Quand cette période est terminée, ils se retrouvent avec autant de passion qu’avant mais un amour comme celui-ci peut-il indéfiniment traverser indemne de longues absences et des relations écrites et téléphonées ?

Quand on nous apprend que le terme "creased" parle de séparation, la réponse est visiblement non. Dans Creased, il s’agira de voir comment une relation évolue de l’apparition de l’amour jusqu’à sa disparition. C’est à peu près tout ce qu’il se passe dans la centaine de pages. L’auteur est relativement juste dans sa description du point de vue de John. Si cela est agréable à lire, il manque bien entendu celui d’Elaine d’autant que dans la définition du mot ’creased’, on nous explique bien qu’il y a deux points de vue dans chaque histoire. Dommage pour nous, on aura droit qu’à un seul d’entre eux, et c’est d’autant plus regrettable que la fin du bouquin est, je trouve, assez cruelle dans sa conclusion.

Graphiquement, on est dans un récit en noir & blanc, avec un graphisme assez rond proche de ce qu’on pourrait trouver chez Jim Mahfood avec un côté plus gentil, plus poli (dans tous les sens du terme). La bande dessinée ne regorge pas de détails mais pour l’histoire qui nous concerne, ça n’est pas le plus important, d’autant que l’artiste arrive tout à fait à combler ses cases de façon variée grâce à l’utilisation d’ombres bien pensées.

Bref, Creased, qui a été publiée en 2004, a tout de l’histoire sympathique, qui peut être lue comme une histoire complète mais qui mérite je pense un complément pour bien comprendre là où l’auteur voulait nous emmener. A noter que si vous êtes fort en pop musique, vous reconnaîtrez peut-être plus d’artistes envahissant les rêves de John que moi : je n’ai reconnu (ou déduit) que Lionel Ritchie et Phil Collins).


Pour acheter ce livre : (une fois de plus, plus à titre d’information, quoiqu’on le trouve sur le Marketplace à 1 cent !)

En VO :

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