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Thief of Thieves #1-7

mardi 14 août 2012, par Mathieu Doublet

(Image Comics / Robert Kirkman & Nick Spencer / Shawn Martinbrough)

Conrad Paulson est aussi connu sous le nom de Redmond. Et si vous êtes dans le milieu des voleurs, ce nom est synonyme de Dieu. Tout ce
qu’il entreprend est tout simplement une réussite, c’est LE voleur des voleurs tout simplement. Imaginons qu’il soit attrappé lors d’un
cambriolage d’une perle appartenant à une comtesse, c’est en fait un habile stratagème pour accéder directement au coffre-fort avec l’aide
d’une complice. Mais quand quelques jours avant un très gros coup déjà bien préparé et sur lequel pas mal d’argent a été dépensé, il décide
de quitter le métier, cela jette comme un froid. Ce qui peut aussi expliquer qu’il est chez lui, devant un grand trou au mur, un trou grand
comme un tableau de maître qu’il se serait bien fait chiper.

J’avais lu que Thief of Thieves était un gros succès en Amérique et cela ne m’étonnait pas vraiment vu les signatures des auteurs. Prendre une
histoire de l’auteur de Walking Dead (plus gros succès indépendant) avec la mise en scène et les dialogues de celui qui a crée Morning Glories,
dernière série indépendante à obtenir un gros buzz, ça laissait entendre le carton. Hé bien, sachez qu’en plus, le titre est vraiment très accrocheur.
Construit sur un jeu très sympathique de scènes actuelles et de flashbacks expliquant ce qui vient tout juste de se passer, le titre marie l’action
frénétique avec un humour assez fin, un peu cynique, parfois un peu noir. Le héros est bien entendu un anti-héros dont la volonté de décrocher le rend
forcément sympathique puisqu’en cherche de rédemption. Etrangement, c’est aussi parce qu’il est le meilleur dans son rayon qu’il est aussi très attachant :
il est plus malin que les autres, a toujours un plan de secours et est en plus un pédagogue hors-pair, il n’y a qu’à lire le premier numéro où il donne
quelques conseils à une jeune voleuse pour vous mettre dans la poche.

L’histoire est déjà drôlement bien fichue et réussit à manier un équilibre texte / dessin tout simplement parfait, mais en plus, vous avez droit
aux dessins de Shawn Martinbrough (Angeltown), qui réalise des planches très glamour. Les femmes sont très belles, les hommes très charismatiques,
le trait est rond et épais comme je les aime. Si j’ai lu les six numéros à une vitesse folle, c’est aussi que la mise en scène de Spencer et Martinbrough
est vraiment excellente avec une lisibilité exemplaire, aussi bien lors de l’élaboration des plans que de la réalisation de ceux-ci. Que ça dépote ou que ça cause,
je ne me suis jamais ennuyé.

Il me reste encore un numéro à lire avant de conclure ce qui correspond au premier TPB de la série mais je peux déjà dire qu’on tient là, une des séries les plus
agréables à lire de l’année. Il serait étonnant qu’une VF ne voit pas le jour.


Mise à jour, suite à la lecture du #7 : rien à dire, c’est du très bon.


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