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Danger Club #1

dimanche 29 juillet 2012, par Mathieu Doublet

(Image Comics / Landry Q. Walker / Eric Jones)

Dans un monde dévasté, les super-héros sont partis, disparus, évanouis. Restent simplement des enfants avec des super-pouvoirs et le
plus puissant d’entre eux, Apollo, a décidé de prendre les choses en main. C’est-àè-dire d’être vénéré par les autres, à moins qu’un sort
plus funeste ne les intéresse. Mais les membres du Danger Club (en tout cas, ce qu’il en reste) sont bien déterminés à montrer à leur ancien
camarade de jeu que les choses ne peuvent pas se passer comme cela. Il leur faut donc mener un combat si possible le plus public possible afin
de montrer qu’il existe une autre voie à la tyrannie d’Apollo surtout quand une menace extra-terrestre approche.

Assez intrigant que ce premier numéro de Danger Club qui met donc en scène uniquement des enfants, des sidekicks, perdus dans un monde sans adulte.
Dès le premier numéro, qui sert finalement de grosse introduction, on nous présente les personnages principaux dont le Kid Vigilante avec des méthodes
assez expéditives même si nécessaires. Le gros du numéro, passé l’énonciation de la situation initiale, est de voir comment l’équipe travaille ensemble,
prépare son coup, minute ses actions afin que le tout soit bien synchronisé pour que tout se finisse en baston générale et destruction massive. Si ce dernier
point est à la fois bien fichu mais moyennement excitant, toute la première phase de l’attaque est nettement plus intéressante. C’est pour l’instant le gros
avantage qu’a montré Landry Q. Walker : l’équipe qu’il a créée est solide et les pouvoirs se combinent bien les uns aux autres. Reste à savoir comment tout cela
va se dérouler par la suite.

Eric Jones est un artiste qui a travaillé sur les titres all-ages de DC Comics (Supergirl Adventures, Batman : the Brave & the Bold) et qui passe la vitesse supérieure
avec Danger Club. Car si les héros sont des side-kicks et que le personnage principal a une allure très commune (on retrouve le même type de costume dans Gladstone’s School
for World Conquerors ou encore dans Hell, Yeah !), le monde de Danger Club, que l’on pourrait décrire comme post-apocalyptique est loin d’être rose et l’affrontement entre
Apollo et Kid Vigilante est particulièremment violent et saignant. Bref, s’il n’y a pas de scènes valant un "mature readers", autant dire que c’est loin d’être un titre tout public
et les couvertures des numéros suivants laissent penser que ça ne va pas aller en s’arrangeant. Là où Luther Strode se vautre dans la bidoche de façon excessive et relativement jubilatoire,
il ne me semble pas forcément justifié d’en arriver à de telles extrémités pour Danger Club mais cela permet aussi de donner une caution sérieuse au titre. Bon je m’emballe mais pour
en revenir au travail de l’artiste, c’est du bon boulot. Personnages fins et bien conçus, scènes d’action qui dépotent, le seul bémol est qu’on retrouve parfois le trait un peu enfantin
de ses premiers titres.

Au final, je suis assez intrigué par le devenir de Danger Club qui laisse entrevoir pas mal de possibilités. Si vous n’avez pas peur de lire du comics qui tache, ça peut
être un assez bon choix au rayon super-héros post-apo.


Mes petits paris :

Envie de lire la suite ? Oui.
Parution de la suite ? Y a-t-il matière à une série régulière ? On le verra bien. En tout cas, le premier arc semble bel et bien acquis.
Publication du recueil ? Oui.
Traduction de VF ? Il faudrait un énorme buzz autour de la série qui manque d’un petit je ne sais quoi pour sortir du lot. D’autant que les auteurs n’ont pour l’instant rien sorti chez nous.