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Rex, Zombie Killer #1

dimanche 15 juillet 2012, par Mathieu Doublet

(Big Dog Ink / Rob Anderson / Dafu Yu)

Oui, oui, avec "Rex, Zombie Killer", vous avez tout à fait compris de quoi il s’agissait : d’un chien qui se bat contre des zombies.
Bon, "un" chien, disons une équipe d’animaux à la tête de laquelle un Golden Retriever appelé Rex. Le reste de l’équipe est composé de
Buttercup, une Corgi ; de Brutus, un Pitbull ; de Snowball, un chat et de kenji, un ... gorille. Les animaux doivent faire équipe pour survivre face
à l’apocalypse zombie qui s’est retrouvée sur Terre. Et leur seul espoir est de retrouver la maîtresse de Rex, celle qui lui a appris à lire, et
d’atteindre l’état du Nevada. Si les deux états sont côte à côté, ça peut quand même faire ue trotte sur quand un des membres est attiré par le bruit
de bikers qui ne trouvent rien de mieux que de le capturer histoire de s’amuser un peu avec des zombies.

Franchement, Rex Zombie Killer n’est pas un mauvais comics loin de là. Bon, il y a des choses qu’on ne comprend pas bien, comme par exemple, la faculté
pour les animaux de pouvoir communiquer entre eux mais leur passé est tellement flou qu’il est difficile de vraiment savoir dans quelle mesure il s’agit d’une
licence BD-esque ou bien d’une réelle capacité de nos héros (Rex sait lire, c’est déjà quelque chose). Ensuite, Rob Anderson a réussi à concevoir une équipe qui
fonctionne avec des héros sympathiques et courageux, ce qui n’est pas rien. Tous les moments permettent à chaque personnage de s’exprimer et aucun n’est réellement
mis en avant, même pas Rex, pourtant héros-titre. L’histoire quant à elle n’en est qu’à ses débuts et se révèle classique. On est d’ailleurs à deux doigts d’un titre
’tout public’ puisque la violence n’est pas beaucoup représentée et que les zombies ne sont qu’un danger qui rôde, on ne les voit pas vraiment attaquer les autres ni
même les dévorer. Amateurs de gore, passez votre chemin.

Par contre, graphiquement, c’est là que ça coince, tout du moins me concernant. On reste aussi dans une veine très ’tout public’ avec des animaux très cartoons et des humains ou zombies
beaucoup plus réalistes. La mise en scène est bien fichue, notamment, celle d’ouverture où les animaux doivent concevoir un plan pour se débarrasser de zombies. Par la suite, c’est encore
nettement plus classiques, avec des flashbacks qui ne dénotent que grâce à une colorisation noir & blanc. Le souci, c’est que le style de Dafu Yu ne me convient pas du tout, semble trop
amateur (même pour un titre sortant du label Big Dog Ink) et qu’il lui manque un style particulier pour sortir du lot.

Ceci étant pour 3 dollars 50, on a un joli comic-book bien épais de 56 pages avec une production de belle facture. Dommage que le tout manque de panache, de fun et de folie. Même pour un titre
’tout public’ (SURTOUT pour un titre ’tout public’), l’occasion était trop belle de se lâcher sur un thème déjà bien farfelu qui rappelle par exemple Beasts of Burden.