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The Last of the Greats #1-5

mercredi 11 juillet 2012, par Mathieu Doublet

(Image Comics / Joshua Hale Fialkov / Brent Peeples)

Les Greats, c’est ainsi qu’on les a surnommés. Des êtres issus de rochers émanant de terre avec bien entendu des super-pouvoirs.
Ils étaient six et six humains ont été désignés comme liaison avec eux, histoire de leur faire comprendre comment fonctionnait le système
et surtout, histoire de les surveiller. Mais les humains étant ce qu’ils sont, la peur a gagné sur tous les autres sentiments et leur
intelligence a été mise à contribution pour détruire les êtres qui les ont aidés, qui les ont sauvés. Mais maintenant, ce sont des envahisseurs
extra-terrestres qui frappent à la porte et il n’y a personne pour les combattre. Personne ? Les six agents de liaison humains trouvent un septième
surhumain, planqué dans sa forteresse de solitude au pôle Nord, frangin des six autres et pas forcément prêt à donner un coup de main. A moins que
ce dernier n’est pas franchement aimé les autres membres de sa famille, qu’il demande une honnêteté sans faille, et qu’il ait un plan derrière la tête.

The Last of the Greats part donc d’un pitch assez réjouissant avec des humains qui ne peuvent que se mordre les doigts et qui vont se retrouver dans des
ennuis bien plus grands qu’ils n’auraient jamais osé l’imaginer. Sur ce coup, Fialkov démarre bien son intrigue et on ressent bien le côté sadique du dernier
surhumain, en pleine connaissance de cause et de sa supériorité, jouant au chat et à la souris, cruel à souhait. Mais par la suite, ça se gâte. Pourquoi ?
Essentiellement, parce qu’il y a la volonté de créer un récit en plusieurs chapitres, que les motivations du Dernier ne sont pas très claires et ne sont pas
très folichonnes quand elles sont révélées, parce que tout ça aurait pu être mieux écrit et que ça n’est pas en plaçant quelques scènes chocs que ça va changer
grand chose.

D’autant que Brent Peeples (ayant surtout bossé pour Zenescope sur Grimm Fairy Tales ou sur leur version de Sinbad) n’est pas mauvais mais n’est pas non plus très enthousiasmant.
Il y a certainement du potentiel chez le dessinateur et de la marge pour l’amélioration mais concernant The Last of the Greats, l’encrage est trop épais sur les deux premiers numéros
(encrage géré par Matthew Waite) et meilleur sur la fin de la mini-série (avec un Nick Nix correspondant mieux aux traits du dessinateur) mais révélant du coup une véritable absence de
décors. Le dernier numéro est parfaitement vide, ce qui est assez dérangeant même si les lieux choisis ne sont pas ceux où il y a effectivement un nombre élevé de détails.

Je crois que le plus gros souci de The Last of The Greats est de proposer un récit décompressé là où on attendait une aventure complète. Le résultat ne se fait pas vraiment attendre
puisque la seconde mini-série prévue ne se fera que si le premier TPB réussit à se vendre à suffisamment d’exemplaires. A moins que les auteurs tentent un projet Kickstarter pour boucler leur histoire.


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