Onirique Comics 7.1

Accueil du site > Chroniques > Autres éditeurs > The Intrepid Girlbol Vol. 1 : Unconditional

The Intrepid Girlbol Vol. 1 : Unconditional

samedi 7 juillet 2012, par Mathieu Doublet

(Jinxville Comics / Diana Nock)


On a beau être un robot, on n’en est pas moins une petite fille et comme toutes les petites filles, on aime être belle. Pour cela, rien de mieux que de littéralement manger des magazines de mode et de trouver quelle va bien être la solution pour être encore plus jolie. En l’occurence, une couronne de pâquerettes, c’est un bon début. Mieux qu’un papillon qu’on a malencontreusement détruit par exemple. Le souci, c’est les fleurs, c’est que ça attire des ratons-laveurs. Mais comme le toucher de la jeune robot est très électrique et que le raton-laveur n’est pas un animal qui se laisse facilement domestiquer, ce dernier risque de se retrouver mort. Heureusement, quand on a une machine à ressuciter, les choses ne sont jamais aussi graves qu’elles n’y paraissent.

Diana Mock a débuté The Intrepid Girlbot par le biais d’un webcomic et a eu la tentation de passer à la version papier. C’est donc grâce à un projet Kickstarter qu’elle a réussi à passer d’un support à un autre. Et le résultat est assez sympathique. Bouquin souple d’une bonne centaine de pages avec quelques bonus, comme des fiche de personnages ou des strips "hors continuité", Unconditional montre comme des strips de deux ou trois cases réussissent à se combiner pour former une histoire cohérente. Alors qui dit "cohérent" ne dit pas "clair comme de l’eau de roche" et comme l’auteure elle-même déclare que son strip est en grande partie improvisé, il est parfois difficile de voir où on veut nous emmener. Difficile aussi la discipline du strip combiné en pages. Parfois le découpage est heureux, parfois non. Du coup, la fin d’une action ne se retrouve pas en fin de page ce qui peut être assez perturbant pour qui a habitude de lire de la BD.

Ceci étant, malgré l’improvisation et les couleurs de même teinte, The Intrepid Girlbot garde un côté sympathique avec un message sur son identité. Le graphisme est très joli et fait plsiri à l’oeil même si les perosnnages auraient gagné à être plus diversifiés ou plus clairement différentiés. Je comprends parfaitement que le visage de Girlbot soit peu expressif ou que le raton-laveur principal ressemble aux autres, mais à force d’être très logique par rapport à ses personnages, Diana Nock perd en lisibilité et en humour.

Je ne regrette à aucun moment d’avoir participé au projet Kickstarter qui a permis la parution du bouquin. Ceci étant, je ne saurais que trop vous conseiller d’aller jeter un coup d’oeil au webcomic gratuit avant d’acheter la version papier.


Pour acheter ce livre :

En VO :

Ben je vous dirais bien d’aller sur le site de l’auteure mais je n’ai pas trouvé de lien pour le bouquin, simplement pour des strips originaux. Mais vu qu’elle en envoie dans certains magasins, elle peut peut-être aussi en envoyer à des particuliers.

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0