Onirique Comics 7.1

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Underwire

samedi 16 juin 2012, par Mathieu Doublet

(Top Shelf / Jennifer Hayden)

Lu sur Comixology.


Dean Haspiel est un auteur de bandes dessinées que je vais qualifier d’"indépendant" et "touche à tout". Forcément, il tâte du webcomics et crée pour l’occasion Act-I-Vate, une plate-forme de parution numérique qui a pour particularité d’être mise à jour quotidiennement grâce à un collectif d’auteurs. Parmi ceux-ci, Jennifer Hayden. L’auteure se consacre à diverses activités graphiques et a déjà abordé le livre pour enfants (Liberty Cafe is Open) et est en train d’écrire son roman graphique à propos de sa lutte contre le cancer du sein. Pour Underwire, il s’agit de tranches de vie autobiographiques (du moins en partie) avec la participation de toute sa famille. C’est souvent drôle, assez touchant, et ça raconte tout et n’importe quoi.

J’avais lu que l’important dans Underwire était la participation des lecteurs dans les différents débats que pouvaient provoquer les comix d’Underwire. Autant dire que j’ai du mal à voir quels "débats" peuvent apparaître quand Hayden parle par exemple d’un Noël en famille ou de ses expériences hippies. Mais peut-être aussi que je ne suis pas le cœur de cible de l’auteure, que j’ai pas une famille aussi développée que la sienne avec deux adolescents qui sont des sources d’inspirations non négligeables, que je n’ai pas toute cette culture américaine qui s’attache à ses toutes petites choses qui peuvent devenir des sujets de préoccupations énormes.

Ceci étant dit, et heureusement d’ailleurs, quelques unes des histoires d’Underwire (il y en a 22 mais Hayden continue apparemment d’en poster sur Act-I-Vate) sont suffisamment universelles pour me parler et la réalisation de celles-ci permet de sentir la tendresse que l’auteure porte à ses personnages naturellement. Le style graphique est une question de goût et j’avoue que j’aime assez comment Jennifer Hayden dessine. Si les personnages sont des caricatures très primaires des personnages, il y a une attention au détail dans chaque case et un joli travail de trame qui leur donne beaucoup de profondeur et un aspect fini non négligeable.

Bref, Underwire n’est pas fait pour tous les publics et si j’ai tenté l’aventure, c’est que le bouquin de chez Top Shelf n’est pas cher en version numérique (l’éditeur a bien compris comment fonctionnait ce nouveau créneau de publication). Je ne regrette pas la découverte mais je ne peux pas non plus vous conseiller de prendre ce livre les yeux fermés. Autant aller voir ici et se faire sa propre idée.


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