Onirique Comics 7.1

Accueil du site > Chroniques > Marvel Comics > Spider-Man > Amazing Spider-Man #612-616

Amazing Spider-Man #612-616

jeudi 7 juin 2012, par Mathieu Doublet

(Marvel Comics / Mark Waid, Joe Kelly & Fred Van Lente / Paul Azaceta, JM Ken Niimura & Javier Pulido)

Lu sur Comixology.


La petite vie de Peter Parker se poursuit en continuant d’avoir beaucoup de bas et peu de hauts. Dernière nouvelle : le journal "DB" est au cœur d’un scandale financier. En effet, le journal bénéficierait de certaines largesses financières de la part du gouvernemen et en ces temps de crise et d’austérité, on ne peut pas dire que les New-Yorkais prennent la chose avec bonne humeur. Mais le peuple ne devrait pas être si en colère puisqu’ils vont obtenir très bientôt un représentant de choix : Electro ! Hé oui, Max Dillon, dans une version améliorée de lui-même, a décidé que les manœuvres des grands chefs d’entreprises n’étaient pas plus honnêtes que les crimes qu’il a commis. Pourquoi être accusé d’être un voleur quand d’autres peuvent s’en sortir impunément ? Sachant qu’il n’est pas complètement en possession de ces moyens, il risque d’y avoir du grabuge, surtout quand la population sort dans la rue et cherche à être entendue.

Première partie de The Gauntlet (qui correspond au plan mis en œuvre par la veuve et la fille de Kraven), ces cinq numéros d’Amazing Spider-Man sont assez surprenants et à plus d’un titre. Concernant le tryptique d’Electro, c’est bien entendu la fable sociale très engagée qui surprend. Mark Waid joue ses cartes à la perfection et le naturel de Max Dillon reprendra assez vite le dessus. Dans le récit en deux parties mettant en scène Sandman, c’est Fred Van Lente qui surprend avec un récit tout en douceur et qui est à mon avis très représentatif de ce qu’est The Gauntlet. En effet, Spider-Man verra ses convictions confrontées aux réalité de la vie et ce qui semblait être une bonne idée au départ se révélera être en fait une erreur.

C’est une certaine carte rétro qui est jouée au niveau graphique. Dans deux registres différents, Paul Azaceta et Javier Pulido font dans le classique. Azaceta a un trait plus épais, plus sombre, des visages plus réalistes, moins cartoons que Pulido qui mélange des styles actuels et d’autres plus datés (années 60 surtout). Au final, je suis assez surpris que Marvel ait pris quelqu’un comme Azaceta que je verrai plus dans le monde de la BD indépendante sur un titre aussi mainstream qu’Amazing Spider-Man mais je ne m’en plains pas, c’est une agréable surprise. Pour Pulido aussi parce qu’il rend des planches très douces et rend bien les mimiques de la petite fille au centre de l’histoire.
Le récit en back-up de JM Ken Niimura est lui aussi très joli, l’artiste ayant tout ce qu’il faut pour ce petit interlude humoristique.

En jouant la carte de super-vilains plus nuancés que l’image qu’on s’en fait, les auteurs visent juste et bien. Alors oui, les nouvelles facultés des ennemis de Spider-Man sont connues pour qui aura vu le film Shocker de Was Craven ou qui suivra la série X-Factor, mais il n’en reste pas moins que ces cinq numéros sont très agréables à lire.


Pour acheter ce livre : (le TPB contient aussi Dark Reign - The List - Amazing Spider-Man #1 et Web of Spider-Man #2)

En VO :

Sur Amazon.com :

Sur Amazon.fr :

Répondre à cet article

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0