Onirique Comics 7.1

Accueil du site > Premiers essais > Epic Kill #1

Epic Kill #1

mardi 15 mai 2012, par Mathieu Doublet

(Image Comics / Rafaelle Ienco)


Song fait partie de celles qui fréquentent l’école St Thomas "pour jeunes filles troublées". Comprendre par là, complètement dérangées. Pourtant, si ce ne sont quelques hallucinations, Song se trouve plutôt pas mal dans cet institut. C’est ce qui lui rappelle le plus un foyer, si tant est qu’elle ait un souvenir de quoi que ce soit. Et finalement, c’est le destin qui va lui sourire d’une façon bien particulière puisqu’un des membres de l’institut qui a la fâcheuse tendance d’abuser des patientes va rencontrer le chemin de Song. Ce que l’aide-soignant ignore, c’est que Song est une tueuse professionnelle particulièrement efficace. Et quand celle-ci se débarrasse de son agresseur, cela se passe pile poil au moment où d’étranges hommes l’ont localisées et cherchent à lui faire la peau. Autant dire qu’une telle coïncidence ne peut jouer qu’en sa faveur. Pourtant, celui qui cible la jeune fille est un adversaire assez difficile à éliminer, en tout cas, en s’en tirant en vie et sans souci vis à vis de la loi.

Ah des filles tueuses, il y en a dans les comics. Beautiful Killer, Killing Girl, Pherone, entre autres, sont des titres qui ont mis en scène des jeunes filles aux talents d’assassins bien prononcés et à la mémoire qui flanche. Cela n’empêche pas Rafaelle Ienco, créateur de comics ayant passé une dizaine d’années dans le monde du jeu vidéo avant de revenir aux petits mickeys, de tenter l’aventure.
Difficile de trouver quelque chose à dire d’intéressant sur Epic Kill par rapport au scénario. Le premier numéro est une course poursuite et il y a fort à parier que les cinq autres seront grosso modo du même acabit. La chose qui fait sortir Epic Kill du lot de comics du tueur (on pensera aussi à Dead Man’s Party), c’est son titre. La promesse du créateur : à chaque numéro, il y aura une tuerie absolument inouïe, incroyable, impossible, bref, digne d’un cinéma d’action complètement décérébré mais qui fait aussi bien plaisir. Pour ce premier numéro, c’est plutôt réussi même si ç’aurait pu être un peu plus percutant.

Car Ienco s’occupe de son bébé du début jusqu’à la fin, du scénario jusqu’aux dessins (y compris visiblement la mise en couleurs). Et là, je suis parfois très client de ce que fait l’artiste, parfois pas du tout. Il faudra vous faire à ses visages qui sont souvent très détaillés mais qui sont souvent aussi très laids, comme s’il s’agissait d’un premier jet et que la forme des visages ne le gênait pas plus que ça. Cependant les anatomies sont respectées, les créatures animales comme les objets du quotidien fidèlement représentée et les perspectives impeccables. Non, il s’agit juste des humains qui ont des visages peu ragoûtants d’autant plus que le point de vue est un peu particulier.

Au final, Epic Kill reste une lecture agréable mais pas suffisante pour sortir du lot. Elle offre son pesant de grand spectacle et c’est tout ce qu’il faut en attendre. Mais peut-être que dès le second numéro, Rafaelle Ienco nous aura proposé plein de surprises qui relanceront l’intérêt pour sa mini-série.


Mes petits paris :

Envie de lire la suite ? Oui, même si je peux attendre sans souci que le sixième numéro paraisse pour tout me faire d’une traite.
Parution de la suite ? En tout cas, l’auteur annonce en fin de numéro qu’il a déjà tout prévu sauf la sortie de Song qui peut être soit réussie soit connaître un sort tragique.
Parution du TPB ? Pourquoi pas ? Voyons d’abord combien de temps va mettre la série à paraître. L’auteur a apparemment déjà deux bouquins qui fonctionnent assez bien en TPB.
Traduction en français ? A priori, je n’y crois pas trop. Les dessins ne sont pas suffisamment attrayants pour publier une histoire assez commune.

Répondre à cet article

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0