Onirique Comics 7.1

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Oniric Comics, les numéros deux

dimanche 15 avril 2012, par Mathieu Doublet

Cet article sera mis à jour au fur et à mesure des parutions d’Oniric Comics. A noter par exemple qu’Astro-Dome #2 est normalement paru en mars 2012.

Rocket Science #2

(Raoul Giordan, JP Martin, Patrice Lesparre / Raoul Giordan & Chris Malgrain)

Quand j’ai lu l’édito de Chris Malgrain concernant ce deuxième numéro de Rocket Science, j’avoue avoir eu un peu peur. Un vieux comic-book et un épisode
des Apatrides, ça n’était pas vraiment ce que j’attendais après un premier numéro anthologique de très bonne qualité. Et pourtant, ça n’a pas été
une lecture si désagréable que ça.

Au départ, il y a Meteor, un vieux comic-book science-fictionnesque réalisé par Raoul Giordan mettant en scène une équipe de trois spationautes chargés de
diverses missions, pour le cas qui nous intéresse, la protection d’une diva. Le titre a gagné des couleurs pour l’occasion et a été relettré. Je ne sais pas
ce que l’original donne (il y a apparemment une édition noir & blanche chez Lefrancq-Ananké) mais le résultat est assez drôle à lire. C’est très bavard, les
couleurs sont un peu sombres à mon goût, mais ça reste touchant, un peu naïf, bref, de la BD SF des années 50, ce qui est déjà limite un exploit en soi quand
on se rappelle cette époque de censure dans les illustrés. Il n’y en a que 8 pages mais l’initiative est bonne. Lirai-je un jour la suite, pourquoi pas ?

Arrive ensuite la bonne surprise par rapport à l’édito, Roxellia IV, le titre inédit typiquement à la EC Comics. On est dans le grand classique qui se laisse lire
sans déplaisir. Enfin un épisode des Apatrides (ou Rovers en anglais), série elle aussi de SF parue dans la dernière version du magazine jeunesse Pif. Cet épisode
est un peu particulier puisqu’il est réalisé en hommage au coloriste Stéphane Péru, décédé en 2008.

Globalement, je suis forcément un peu déçu par le contenu de ce numéro, sachant que j’espérais autant d’inédit et de variété que dans le premier numéro. Ceci étant,
Rocket Science garde toujours ses habits de passionné et propose des récits agréables à lire. Vivement le numéro 3 donc.