Onirique Comics 7.1

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Jingle Belle : Gift-Wrapped

lundi 9 avril 2012, par Mathieu Doublet

(Top Cow / Paul Dini / Stephanie Gladden)


C’est la catastrophe au pays du père Noël : le bon papa et sa fille Jingle Belle sont vraiment très fâchés. Alors la mère Noël
atrouvé la solution, elle envoie la sorcière Ida aller chercher Peter Krampus. Et peter krampus, c’est un peu l’équivalent du père
fouettard. Dans leur prime jeunesse, le père Noël et Krampus allaient chez les enfants et punissaient vraiment ceux qui n’étaient pas
sages mais les temps ont changé et Krampus voit donc dans cet appel une bonne occasion d’enfin sortir de chez lui. Reste à savoir
si Krampus va arranger les choses ou bien les envenimer.

Numéro de saison (oui, parce que c’est paru pour Noël), Gift Wrapped propose cinq récits dont un principal qui mettent en scène tout le
petit monde de Jingle Belle. Paul Dini montre qu’il sait à la fois faire dans le récit long et dans le gag en une page, même si avouons-le,
de ce côté-là, c’est tout de même moins réussi (même accompagné de Misty Lee, son épouse et co-scénariste du court récit mettant en scène Ida).
Disons simplement que toute bonne idée ne fait pas forcément un bon gag et que les courts ont un parfum d’obligation de faire rire.
On pourrait du coup penser que Jingle Belle est fait pour les enfants et que les gags peuvent faire rire les plus jeunes moins exigeants. Mouaif,
je n’en suis pas très convaincu, en regardant d’une part la couverture et en lisant la dernière histoire où Jingle Belle doit s’extraire d’une voiture
où elle se trouve en compagnie d’un ado joueur de hockey plutôt entreprenant. Le récit principal, lui, est pile poil dans le rayon ’all ages’ avec des
personnages qui s’enguirlandent, quelques gags sympathiques et une ambiance bon enfant.

Il faut dire que Stephanie Gladden réussit de superbes planches (parfois aussi magnifiquement colorisées par Felix Serrano) qui donne à la fois un sentiment
très cartoon que ce soit un côté Disney ou un côté plus Tex Avery. Si la Jingle Belle de la couverture a des orientations qui semblent presque démoniaques, elle
est nettement plus "gentille" à l’intérieur du numéro. Les âmes chagrines rétorqueront que l’héroïne est plutôt gironde pour un titre pour toute la famille, les autres
apprécieront à divers degrés.

Au final, ce Gift Wrapped est un one-shot qui se laisse lire sans déplaisir et qui est doté d’une belle facture graphique.