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The Price

dimanche 1er avril 2012, par Mathieu Doublet

(215 Ink / Glenn Arseneau / Allen Byrns)

Pour Erin, c’est coincée dans sa voiture en pleine nuit à la recherche d’une certaine ville appelée Newport que tout commence.
Assez stressée, la jeune femme tente tant bien que mal de gérer ce contrat qui va lui échapper puisque son collègue, Jimmy, n’est pas
capable de garder leur client auprès de lui. Sauf qu’en arrivant dans un petit café local à la recherche de directions, Erin ne rencontre
pas vraiment d’aide, loin de là. Elle est prise à partie par des gens du coin, comprendre des gros bouseux qui regarde d’un oeil plus que
méprisant le petit tailleur de la jeune femme et son téléphone portable. Ca n’est pas comme ça qu’Erin va résoudre ses problèmes et elle
décide de reprendre la route. Mais conduire, téléphoner et passer un mail en même temps, tout ça de nuit, ça n’est pas très prudent. Et quand
une petite fille apparaît devant le capot de la voiture, il ne reste plus qu’à freiner. Même si c’est trop tard.

Etrange one-shot que The Price. Pas forcément dans son déroulement avec une voix-off indéfinie et donc prête à vous conduire sur des fausses pistes,
pas non plus dans sa galerie de personnages, bien balisée et qui pourrait aussi vous tromper mais plutôt dans sa finalité. Car après un tour de manège
plus ou moins angoissant et assez plaisant, Glenn Arseneau place une conclusion qui peut tout aussi bien être un final assez cynique ou bien l’appel à
une série régulière. De quoi développer tout ce petit monde de fantômes et le rôle qu’Erin doit jouer dans tout cela.

L’un des avantages de The Price, c’est le travail d’Allen Byrns. N’y allons pas par quatre chemins, c’est du Ben Templesmith bien compris, bien digéré,
bien assimilé. Un peu trop même. Trait, zones de blanc, colorisation, tout y est, à tel point qu’on pourrait parler de travail de moine copiste. Ceci étant,
si les ressemblances sont évidentes, Byrns réalise du bon boulot dans sa mise en scène. Il lui faut maintenant trouver son petit truc à lui, qui lui permettra
de se différencier de sa principale inspiration.

The Price est donc un one-shot très plaisant à qui il manque la petite originalité qui fait tout et qui rend accroc. Si 215 Ink décide de mettre le paquet et si
le scénariste a une bonne idée à développer, cela pourrait permettre à l’éditeur (de Vic Boone entre autres) de gonfler un peu plus.


Pour en voir un peu plus (voire même un peu trop) : Le portfolio de The Price sur le site de 215 Ink

A noter que le comic-book est au moins disponible en numérique sur Graphicly.com.

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