Onirique Comics 7.1

Accueil du site > Chroniques > Autres éditeurs > Vescell #1-5

Vescell #1-5

mardi 27 mars 2012, par Mathieu Doublet

(Image Comics / Enrique Carrion / John Upchurch)


Icarus City est une ville très particulière avec un ordre établi où les gens ont une classe impossible, où il est fréquent de rencontrer des personnes ayant des facultés hors du commun et où se trouve Vescell. Vescell est une agence ayant développé la technologie de V-Trans permetttant à un esprit d’être transféré d’un corps à un autre pour telle ou telle raison. Mauricio Barrino est l’un des meilleurs agents de Vescell qu’on contacte en cas de trasnfert délicat pour des personnes importantes ou dont le transfert les met en danger. Accompagné de Machi, sa collègue fée, il essaie tant bien que mal d’accomplir ses missions tout en n’oubliant pas que celle qu’il aime, Avery Castile, est coincé dans le Banerealm, l’une des dimensions de l’Enfer. Mauricio peut l’invoquer à temps partiel mais cherche une solution pour qu’elle lui revienne indéfiniment. Dans un monde comme celui d’Icarus City, les situations délicates se règlent à grands coups de pouvoir, de sexe et d’argent. Sans parler de divers rituels tentant de canaliser esprit et autres facultés mentales ...

Enrique Carrion débute avec un titre très intéressant chez Image Comics mélangeant du policier avec beaucoup de science-fiction et de fantastique, dans une ambiance très glamour mettant en avant les relations physiques entre protagonistes. Après une idée simple (celle du transfert d’identité) et la présentation de son transporteur star, le scénariste place petit à petit des indices qui nous montrent que le monde d’Icarus City est aussi pourri que tous ceux que nous connaissons, que Mauricio même a des relations particulières qui le mettent bien plus haut qu’un simple exécuteur. Chaque numéro, que l’on peut considérer comme un one-shot (il n’y a qu’une histoire qui s’entre-coupe sur deux numéros) apporte sa petite pierre à l’édifice, complexifiant le monde de Vescell et le rendant plus attrayant. Avec des situations variées, tapant dans des milieux différents mais toujours riches, il continue de donner une certaine classe à son titre. Cependant il ne faut pas oublier que le titre est aussi très explicite surtout quand deux personnes se couchent. Des situations que le scénariste ne manque pas d’exploiter. S’il est vrai que c’est rarement gratuit, la notion de pouvoir des uns sur les autres étant toujours présente, leur fréquence pourrait gêner quelques lecteurs.

Il faut dire aussi que John Upchurch sait y faire en matière d’héoïnes. S’il est parfois dans le débordement (un peu comme dans la première couverture de la série), c’est parfois inconscient, parfois complètement maîtrisé. Ses femmes ont des physiques et des allures différentes mais ont là encore une classe assez années 50-60 qui collent bien avec l’ambiance noire du titre. Si Mauricio Barrino a la chance d’accumuler les conquêtes féminines, on peut comprendre pourquoi il a autant de succès. Très physique et bel homme, avec certainement pas mal de choses à cacher, il fait un héros auquel on s’identifie facilement.

Vescell est donc un titre qui me plait beaucoup autant pour ses qualités graphiques que pour ces petites idées qui s’accumulent et qui commencent à dessiner un grand plan plus général. Espérons que la série ait la chance de voir sa conclusion arriver sans trop de heurts et qu’un TPB finisse par paraître. Il n’en reste pas moins que c’est un titre pour lecteurs avertis.

Répondre à cet article

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0