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Here Come the Big People #1

mercredi 21 mars 2012, par Mathieu Doublet

(Event Comics / Trace Beaulieu / Amanda Conner)

Ce comic-book date de septembre 1997.

Austin Milcsop est un génie multi-millardaire qui ne sait pas vraiment ce qu’il veut de plus. Il a tout conçu, des gadgets accessibles
à tous, utiles dans la vie de tous les jours et donc qui fonctionnent du feu de dieu. Sauf que, tout ça, c’est bien gentil mais ça ne conduit
qu’à une espèce d’ennui et les recherches ne donnent suffisamment pas de résultats pour que l’excitation revienne. Ce qui obsède Milcsop, c’est
visiblement la famille. Lui arrive donc la réponse : créer un parent virtuel, quelqu’un qui sera toujours là pour vous. Il confie cette tâche à
Patty, une jeune femme qui aimerait bien qu’il lui demande autre chose que de bosser, sans se douter que son assistant très personnel M.O.M. a déjà
tout compris et qu’elle cherche les différents éléments à la solution dans l’espace. C’est en contactant une espèce de pa^te visqueuse rosâtre que
les choses prennent une tournure fâcheuse.

Trace Beaulieu et le label Event Comics se font plaisir. En fait, sur les 22 pages du comic-book, la plus grosse partie va se consacrer à ce que
je vous ai déjà raconté. Le problème va prendre des proportions assez catastrophiques et la résolution va être des plus naturelles comme un simple
retour à la normale. On ne peut pas dire que le scénariste se soit particulièrement cassé le popotin à écrire quelque chose qui se tienne. Il faut
aussi dire qu’un one-shot pour une histoire comme ça, c’était peut-être un peu optimiste. Néanmoins, l’ambiance globale est très réussie, sympathique
et amusante comme il le faut, d’autant que beaulieu se garde bien de pencher dans le graveleux.

C’est Amanda Conner qui se colle aux dessins et qui est la première raison pour laquelle j’ai acheté ce comic-book. On reconnaît bien le style de la jeune
artiste qui sort essentiellement des séries enfantines sur lesquelles elle a travaillé jusqu’alors (Barbie, Aladin, Gargoyles). C’est un plaisir de voir
les tout débuts de Conner qui sait déjà bien manier les expressions de ses personnages mais chez qui l’on sent encore le besoin de dessiner "en grand". En tout
cas, ses personnages sont toujours aussi adorables, diversés et nombreux dans chaque case. Avec plein de clins d’oeil de ci de là, c’est un véritable plaisir.

Loin de l’éclat de rire à chaque page, Here come the big People est un one-shot plaisant qui ravira les fans de la dessinatrice.