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Whispers #1

dimanche 11 mars 2012, par Mathieu Doublet

(Image Comics / Joshua Luna)


Sam est un jeune homme qui est assez sympathique mais qui n’est tout de même pas si normal que ça. Par exemple, il ne peut
pas toucher la poignée de la porte d’entrée d’un café parce qu’il a peu d’attrapper d’éventuels microbes qui toucheraient
une éventuelle micro-coupure qui lui donneraient bien entendu une éventuelle maladie mortelle. Alors forcément, quand ce
dernier vient voir son ex-petite amie qui est en train de faire le deuil de ses deux parents (ou presque son père étant maintenu
en vie grâce à des machines) et qu’il parle de ses rêves, tout cela est un peu hors de propos.
Ce qui pose souci à Sam, c’est qu’il n’est pas sûr qu’il ait vraiment rêvé des gens, tout cela lui semblant trop réel. Non, il
serait possible qu’il ait vraiment approché certaines personnes pendant son sommeil mais tout ceci est impossible, bien sûr ?

Vous vous doutez bien que la réponse devient rapidement non pour l’intérêt de l’histoire et que le "héros" est même capable d’influencer
les personnes à qui il rend visite par le biais de ses paroles. Pour un premier numéro, Joshua Luna nous montre son personnage dans un
état si peu enviable qu’il ne nous montre pas encore que ses nouveaux pouvoirs risquent de lui compliquer l’existence. Il faut dire que le
scénariste fait tout pour nous montrer que Sam n’a pas une vie de rêve et qu’il est vraiment maladroit. Ceci étant, on a aussi droit à quelques
scènes pour lesquelles on ne peut s’empêcher d’éprouver de la sympathie ou bien de la compassion pour le jeune homme. De quoi tisser un
personnage central humain et finalement "normal" avec ses qualités et ses défauts.

En ce qui concerne le style graphique, le résultat final a une patte très personnelle par rapport à toutes les bandes dessinées que Joshua a
co-signé avec son frère Jonathan (les très bons Ultra, Girls et le beaucoup trop long The Sword), même si l’on peut reconnaître une certaine façon
de cadrer l’image. Avec vraiment beaucoup plus de détails, les
personnages gagnent une dimension plus réaliste. Le revers de la médaille est qu’il faut être précis pour rendre les personnages sous différents
angles et Joshua Luna s’en sort haut la main, arrivant même à donner des variations pour différencier les humains autrement que par leur coiffure.
(Je ne vais pas parler de costume puisque ça ne s’applique pas dans le cas de ce comic-book).

Ce premier numéro de Whispers donne vraiment envie (une marque de fabrique de la famille Luna) d’en savoir plus et de voir jusqu’où l’auteur ira pour
malmener son personnage central. Espérons simplement que la série ne sera pas aussi diluée que The Sword. Je n’écris même pas mes "petits paris" habituels,
aussi bien pour l’envie de lire la suite, la parution de de celle-ci, des TPBs et d’une traduction en VF, je donne un "oui" complet comme réponse.