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Ryder on the Storm #1-3

samedi 3 mars 2012, par Mathieu Doublet

(Radical Comics / David Hine / Wayne Nichols)


Le détective privé Ryder est appelé par une jeune femme sulfureuse qui chante dans un club SM assez sélect’. Celle-ci est
embêtée parce qu’elle a découvert, en sortant de la douche, que son amant s’est suicidé à la perceuse électrique. Forcément,
son amant étant un notable, cela perturbe l’ordre des choses et les forces de l’ordre tout autant. Le souci, c’est que la chanteuse
fait preuve de beaucoup de sang-froid par rapport à ce qui s’est passé et Ryder est tout à fait conscient de s’embarquer dans une
affaire dangereuse dans laquelle il va laisser des plumes. Sans compter sur certaines migraines très pénibles, sur le fait qu’il trouble
un policier à concevoir des idées claires et qu’il y aurait bien des monstres en ville ...

Ryder on the Storm est une production très classique provenant du label Radical Comics dont le but est de créer des licences qui seront
à plus ou moins long terme développés dans d’autres supports que la bande dessinée. Trois numéros, 48 pages chaque, joli papier, reliure
légèrement cartonnée, bref, du comics de luxe pour un dollar de plus que les productions actuelles Marvel et DC. Autant dire un joli rapport
quantité / prix.

Pour David Hine (Daredevil Redemption, Arkham Reborn, Spider-Man : Noir, ...), il ne s’agit pas d’une première association
avec Radical pusique le scénariste anglais avait déjà écrit le sympathique mais beaucoup trop court FVZA. Pour Ryder on the Storm, il se penche
vers un univers très noir avec détective privé et femme fatale affichés dès le départ dans un cadre futuriste relativement proche de nous. Si pêché il y a,
celui-ci sera très clairement affiché avec une société secrète qui fait rimer douleur et plaisir. On est à la fois sur les terrains de films comme Hellraiser
ou encore Society mais le côté démonaique très classique de l’affaire diminue cette impression. Mise à part, en trois numéros, Hine tisse une intrigue classique
et solide avec ces quelques rebondissements bien placés qui permettent un développement fluide de l’histoire. La fin est légèrement ouverte et cynique comme
dans tout bon film d’horreur.

Cahier des charges Radical oblige, la partie graphique n’est pas en reste. Wayne Nichols (déjà présent sur FVZA) produit des planches vraiment superbes avec une mise
en scène efficace. Reste à savoir comme c’est le cas habituellement chez Radical, quelle part de succès revient au dessinateur et quelle part revient aux coloristes
(Feigiap Chong et Sansan Saw of Sixth Creation) qui produisent des effets réalistes très réussis. Au final, on n’est vraiment pas loin d’un résultat à la Jay Anacleto
(Aria, @thena Inc, Marvels : Eye of the Camera ...). Ce qui est notable, c’est que les personnages sont tous très réussis peu importe par angle de vue ils sont traités.
Comme c’est parfois là où le bat blesse dans ce genre de production, on pourra noter que le travail de Nichols doit être au départ déjà d’une très grande qualité. Avec
des monstres variés (même si rappelant un peu trop les vampires de Buffy) et des cases détaillées, on en a pour son argent.

C’est certainement ce qui est agréable dans cette production Radical. On a droit à un récit noir classique et très joli à regarder. Je ne suis pas aussi enthousiaste pour
ce récit que j’ai pu l’être pour Driver for the Dead, mais je le suis plus que pour FVZA ou bien d’autres mini-séries Radical qui se reposent trop sur la colorisation
ou des doubles planches très jolies mais n’apportant pas rien au niveau de l’histoire. Ryder of the Storm est donc un récit conseillé pour ceux qui ne rechercheraient pas trop
de surprises mais du solide dans le noir très lègèrement lovecraftien.


Pour acheter ce livre : (vues les réponses données par Amazon, soit le recueil n’a pas été publié, soit il est déjà épuise. La parution daterait d’avril 2011.)

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