Onirique Comics 7.1

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Green Lantern : War of the Green Lanterns HC

mercredi 29 février 2012, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Geoff Johns, Tony Bedard & Peter Tomasi / Doug Manhke, Tyler Kirkman, Fernando Pasarin, Ed Benes & Ardian Syaf)

Ce recueil contient les épisodes :
- Green Lantern #63-67 (fait suite au recueil consacré à Brightest Day)
- Green Lantern Corps #58-60 (fait suite à ... euh ... j’ai dû zappé un recueil)
- Green Lantern : Emerald Warriors #8-10 (fait donc suite au premier TPB)

Krona est le premier gardien à s’être fait remonter les bretelles par ses pairs, trop curieux de comprendre comment fonctionnent les émotions. Cela se passait il y a plus d’un milliard d’années, à l’époque où les gardiens n’étaient pas réduits à la taille de schtroumpfs de l’espace. Et là, en l’occurence, Krona est revenu bien décidé à mettre un souk pas possible en commençant par capturer les différentes entités
qui contrôlent les couleurs des différents corps de Lanterns. Hal Jordan est au courant tout comme les membres de la Justice League qui voient d’un oeil assez méfiant ce que peut faire une équipe composée de Laafleeze, Sinestro, Carol Fenris, Indigo, Atrocitus, Saint Walker et ... Hal Jordan bien sûr. Tous nos héraults vont chercher le gardien rebelle et se retrouvent devant le livre d’Oa estampillé par l’emblème
de la Blackest Night sur la couverture.

Avec War of the Green Lanterns, Geoff Johns continue à faire évoluer son univers en allant très loin dans les concepts. Les gardiens vont être mis à rude épreuve avec cette fois-ci, une action qui va les toucher de plein fouet même s’ils ne vont une fois de plus pas vraiment maîtriser ce qui leur arrive. En mettant en scène deux grands axes (l’aventure des héraults et celle de John Stewart & Kyle Rainer), Johns va mener un festival de couleurs, d’explosions, de morts bien entendus avec un grand moment de non-émotion avant le quasi-final qui reste une lutte de force brute. Au final, tout cela se lit sans déplaisir, il y a de la logique, des références à des personnages déjà vus, tout cela est bien rôdé. Un peu trop même car Johns se permet une porte de sortie assez facile, assez classique, qui reste toujours dans les cordes de l’épique avec un E majuscule mais qui sent un peu trop le recyclé. En se limitant simplement à la peur et en n’utilisant pas les autres couleurs, il faut de Krona un vilain un peu trop classique à mon goût.

C’est Doug Mankhe qui continue de tenir les rênes de la série mère avec vraiment beaucoup de succès. Le dessinateur arrive à garder sa force et son style tout en lissant un peu ses planches et étant donc très accessibles aux lecteurs de la série phare de DC Comics. Il pourrait presque obtenir le statut de dessinateur star tellement on sent que tout le monde peut apprécier son style. Tyler Kirkman (pour Green Lantern Corps) et Fernando Pasarin (pour Emerald Warriors) ne déméritent pas en comparaison. Kirkman reste toutefois le moins bon des trois à mon humble avis avec un style très passe-partout. Pasarin est un artiste à suivre vues les planches qu’il a déjà produites pour la dernière grande saga de Superman : New Krypton. Globalement, on a pour son argent, les encreurs et les coloristes achevant les planches en leur donnant le peps nécessaire. A moins que vous ne soyez allergiques à la brillance, vous serez ravis.

Etant placé juste avant le super relaunch "New 52", War of the Green Lanterns aurait pu être la fin de l’univers Green Lantern tel que Johns l’avait conçu depuis la renaissance d’Hal Jordan. En réalité, il n’en est rien. Le renouveau de Green Lantern estampillé New 52 est la suite logique et directe de War of the Green Lanterns. De quoi garder la série parmi les plus vendeuses de l’univers DC en ne lui éliminant pas son précédent background. Avec du recul, on sent quand même les ficelles, ça reste du blockbuster comicquesque bien ficelé, rien de plus.


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