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Hack / Slash crossovers & one-shots

dimanche 15 janvier 2012, par Mathieu Doublet

Hack/Slash meets Zombies vs Cheerleaders

(Moonstone / Steven L. Frank / Benjamin Glendenning)

Cassie et Vlad enquêtent une fois de plus sur la disparition de plusieurs jeunes autour d’un lycée, après avoir eu des
informations par le biais de leur site Hackslashinc.com. C’est à Seattle qu’ils se rendent et autant dire que Cassie ne
saute pas de joie, le temps étant à la pluie. Les deux vont devoir s’infiltrer dans le lycée afin de mener l’enquête et
trouver qui a massacré tous les jeunes.

Ce one-shot fait plaisir : il ne se prend pas la tête, va se faire plaisir en mettant en scène nos deux chasseurs de serial-killers
dans un contexte qu’ils connaissent parfaitement mais pour lesquels ils vont vivre des moments encore inédits (Cassie allant très
souvent chez le proviseur par exemple) et réussissant donc à coller de très près aux personnages. Puisqu’il n’y a pas vraiment
d’intrigue à proprement parler, c’est plus histoire d’avoir un peu de fun, de placer quelques blagues meta-comicquesques, et bien
sûr pas mal de gore en fin de numéro. Le crossover n’a réellement lieu que sur quelques pages dans ce moment gore et reste essentiellement
une aventure d’Hack/Slash. En tout cas, si sa série est aussi drôle, Steven L. Frank m’a plutôt donné envie de lire Zombies vs Cheerleaders.

Pareillement en ce qui concerne le travail de Benjamin Glendenning. Si l’artiste est aussi aux commandes de la série chez Moonstone, c’est plutôt
une bonne chose. Son style, empruntant fortement au manga à l’américaine et à l’animation, rend les personnages sympathiques et garde le côté humoristique
de cette histoire complètement intact.

Complètement dispensable, ce Hack/Slash meets Zombies vs Cheerleaders est plutôt une bonne surprise dans le rayon horrifique humoristique distrayant.


Bomb Queen vs Hack/Slash

(Image Comics / Jamie Robinson)

Toujours grâce à leur site, Cassie et Vlad se rendent compte que les vilains qui font des leurs ces derniers temps proviennent d’un monde parallèle appelé
New Port City. Cette ville, aux mains de la super-vilaine Bomb Queen, est aussi le lieu où se trouve Ashe, un démon en forme de chat se nourrissant de haine et capable d’envoyer
ses esclaves (pas des zombies mais presque) dans notre monde. Grace à Pooch, leur démon personnel et sympathique, Cassie et Vlad vont devoir se farcir non seulement
le chat démoniaque mais aussi l’espèce de tarée qui fait tout sauter sur son passage.

Comme c’est Jamie Robinson qui se charge de la totalité du bouquin, il est bien entendu que son histoire met en scène son héroïne de façon très importante, c’est même elle qui
aura l’honneur d’évoluer au cours de ce one-shot (et visiblement dans d’énormes proportions). Ceci étant, les héros de Hack/Slash ne sont pas là pour uniquement faire de la figuration
et auront eux aussi leurs moments d’action et de scènes héroïques (surtout Pooch d’ailleurs). Robinson est fidèle à ses principes et les amis de la poésie en seront pour leurs frais :
c’est souvent très vulgaire, le pouvoir qu’accumule Bomb Queen étant stocké dans l’entrejambe de l’anti-héroïne.

Aux dessins, c’est plutôt pas mal. Je m’attendais à pire de la part de Robinson (ayant lieu le premier TPB de Bomb Queen) et ce one-shot est très lisible avec certes des plans très "fan-service"
et des détails là où on n’en cherche habituellement pas, mais aussi une belle progression graphique.

Plus utile aux fans de Bomb Queen que ceux d’Hack/Slash, ce one-shot demeure une lecture sympathique.


Hack/Slash / Eva : Monster’s Ball #1-4

(Dynamite & Image Comics / Brandon Jerwa / Cezar Razek)


Cassie et Vlad sont toujours en vadrouille et logent dans un hôtal lorsqu’ils sont abordés par un journaliste. Celui-ci leur annonce qu’il a trouvé qui prenait un malin plaisir à déterrer tous les
slashers qu’ils avaient vaincu. Mais à peine le temps de révéler l’information primordiale, que le journaliste est abattu d’une balle dans la tête. Nos anti-héros poursuivent les assassins et récupèrent
un téléphone qui va les mener directement dans un lieu où un autre couple jeune femme / monstre est en train de combattre un ennemi personnel. En effet, Eva et son ami produit de Victor von Frankenstein, Michael,
affrontent Praetorius, scientifique et mystique qui cherche à acquérir les pouvoirs de la pierre philosophale. Maintenant, que tout le monde est en place, c’est parti pour la baston.

Si les crossovers ont une raison d’être, c’est de faire en sorte que les lecteurs d’un titre se disent qu’ils pourraient bien suivre l’autre. Dans le cas qui nous intéresse, il est très clair que ce sont les lecteurs
d’Hack/Slash qui sont invités à aller jeter un oeil du côté d’Eva plutôt que l’inverse. Si il y a des ennemis provenant des deux titres (avec un grand méchant pour chacune des équipes), c’est surtout dans l’univers
d’Eva qui se passe l’action avec notamment des seconds rôles assez développés comme les Ghosts of Detroit. L’action se révèle être essentiellement une course-poursuite se terminant bien entendu par la destruction des
deux vilains (et certainement la possibilité d’une pirouette pour qu’ils reviennent). Brandon Jerwa ne fait donc pas dans la sophistication mais écrit un récit très classique allant du point A au point B sans faire trop
de détours. Le ton sera là encore plus du côté Eva, nettement moins drôle et nettement plus vieux jeu que Cassie et Vlad (il faut dire que la demoiselle semble provenir d’un passé très religieux et très pratiquant).

Le dessin est confié à Cezar Razek qui s’en sort assez bien quand il est temps de réaliser un paquet de monstres ou de créatures démoniaques. La tâche devient nettement plus compliquée quand il faut dessiner les deux
héroïnes côte à côte qui semblent être deux soeurs jumelles. Seul le bijou autour du cou d’Eva permet finalement de les différentier, surtout quand elles changent d’habits.

Quatre numéros, c’est long, surtout quand on n’est pas fan de tous les acteurs mis en scène. Ce crossover est donc destiné à ceux qui aiment les comics mélangeant bombasses et monstres mais avec un traitement très classique
ainsi qu’à ceux qui suivent déjà les aventures d’Eva.

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Deux petits mots sur :

Hack/Slash : Trailers 2 :
64 pages pour 13 petites histoires qui sont le plus souvent des idées qui pourraient faire des films d’horreur. Différents scénaristes, différents dessinateurs et beaucoup, beaucoup de fun. Bref, pile poil ce qui faisait le côté très agréable du premier opus et ce second tape pile poil dans le même registre. Très conseillé donc.

Hack/Slash : Me Without You : (Tim Seeley / Daniel Leister)
Vous vouliez en savoir plus sur l’histoire personnelle de Vlad et comment il se retrouva chez le boucher qui l’éduqua à grand renfort de comics ? Me Without You va répondre à toutes vos questions. Une bonne manière de reprendre les bases d’Hack/Slash avec une histoire inédite. On voit que Vlad a connu une relation qui ressemble beaucoup à celle qu’il vit avec Cassie et si le tout est sympathique, il n’en reste pas moins qu’il y a un petit côté anecdotique. A moins que Seeley ne se décide à développer la famille de Vlad un peu plus dans la série.